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Il était une fois en des temps immémoriaux dans la ville de Tunis la Verte deux amis d’enfance qui s’entendaient comme larrons en foire... Enfin...presque.
Karakouz, natif de Bab-Djezira était bien entendu Clubiste alors que son compère Ouezza né dans le bastion des "Sang et Or" ne jurait que par l’Espérance...Et quand les deux équipes disputaient un match, la dispute se poursuivait souvent...pour finir dans de grandes embrassades.
Karakouz était l’exemple même du Poulbot ou du Titi tunisois ; un peu paresseux et indolent, un rien vaniteux, courageux sans être téméraire mais toujours plein de panache, volontiers querelleur pour des histoires de clochers mais rarement frondeur contre l’autorité, accomodant avec les prescriptions du Ciel mais superstitieux à l’excès, enfin et surtout l’esprit gouailleur et plein de cette délicieuse verve des faubourgs....
Son acolyte Ouezza était aussi sec, mince et fin que Karakouz pouvait être jouflu et pourvu d’un embonpoint certain, ce qui au poids et aux yeux de tous donnait un avantage certain au premier... En fait, imaginez-les un peu comme les "Bud Abott et Lou Castello" ou "Laurel et Hardy" de la scène tunisienne...
Comme chaque jour que Dieu fait nos comparses se retrouvèrent en ce début de juillet au café de Amm Ali Al-Webi (on le surnommait ainsi car il avait tissé sa toile un peu partout)
Ah’la Bik Ya Botti (salut gros-plein de soupe).. s’exclama Ouezza d’un ton malicieux avant de poursuivre :
C’est la fête aujourd’hui... la fête de la République.. et bientôt celle des Tarrajis ... (Espérantistes)...qui vont gagner... !
Karakouz jeta un regard froid sur le portrait de Zaba Ier qui trônait dans l’alcove avant d’éructer :
Barra Nayïk... (ce qui pourrait être traduit en gallo-romain par "Va te faire voir chez les Grecs..").
Commencée sous ces auspices, la conversation promettait de tourner à l’orage et de s’envenimer, surtout que, autour d’eux, les fans respectifs s’étaient rapprochés à l’affût de la moindre algarade.
C’est alors que... la maréchaussée envahit l’espace : papiers... papieren ;,aussweiss, laissez-passer...
Un grand gaillard au sourire narquois se tourna alors vers Karakouz qu’il empoigna du col de la veste :
Je t’ai entendu... ah inti tsibb f’ill Raïss... ah toi, tu insultes le Raïs...
mais non.. je...
(suspense, publicité, fin du Ier épisode, à SUIVRE...)
Question-Concours TZ : "Qui est l’acteur dans la photo de Zaba Ier ?"
L’indice Télé-7-jours : il porte du violet...
AVERTISSEMENT de la production : cette oeuvre est une pure fiction et toute ressemblance etc... Tous ceux qui penseraient voir Internet en Amm Ali Al-Webi, un actuel Zaba en Zaba Ier, TZ ou NT dans les pseudos Club et l’Espèrance, Karakouz, Ouezza ou d’autres dans d’éventuels pseudos virtuels se tromperaient bien entendu.....
NB : La production recherche des sujets pour les aventures de Karakouz et Ouezza, merci d’adresser vos propositions. D’autre part si l’Audimat a moins de 10 réponses, la chaîne TUNeZINE se reserve le droit de suspendre à tout moment la diffusion de la série... |