Le collectif des avocats constitués auprès du tribunal militaire de TUNIS été 1992 vous informe que l’état de santé du prisonnier d’opinion Karim Harouni se détériore de façon très dangereuse, aux dires de ses parents qui l’ont visite a la prison de Sfax le 3 Janvier 2004, ils étaient surpris par les agents de la prison ramenant Karim sur une chaise roulante en état inconscient au point qu’il ne les a pas reconnu et avec une totale incapacité de bouger et parler.
Karim Harouni, le combattant, syndicaliste et prisonnier d’opinion né le 17 Décembre 1960, a obtenu en 1985 son diplôme d’ingénieur principal de l’Ecole Nationale D’ingénieurs De Tunis, il a été élu la même année comme secrétaire général du plus grand et plus important syndicat tunisien d’étudiants : Union Générale Tunisien des Etudiants, au mois d’août il a été condamné par un tribunal militaire de Tunis à la prison à vie pour ces chefs d’accusation : Participer à une organisation non autorisée et tentative de bouleversement de l’Etat.
Apres une cours d’assise fictive où la justice a été utilise pour des fins politiques. Le prisonnier d’opinion Karim Harouni a été déplacé de la prison 9 Avril de Tunis aux prisons de Bizerte, Mahdia, Mossaadine, Sidi Bouzid, Monastir, Houareb et dernièrement a Sfax ou il a été isole dans des conditions d’incarcération inhumaines, ce qui l’a poussé à entamer une grève de faim pour défendre sa dignité et arrêter les humiliation dont lui et toute sa famille et pour revendiquer son droit a la vie et la liberté. Apres 50 jours de sa grève de faim, il est dans un état de santé critique. Karim Harouni est un parmi des centaines d’intellectuels (Médecins, Ingénieurs, Universitaires et Professeurs) incarcérés depuis une dizaine d’année dans les prisons tunisiennes en violation de tous les accords internationaux que le l’état Tunisien avait signés.
Le collectif des avocats constitués auprès du tribunal militaire de TUNIS été 1992
1. Exprime son extrême souci de l’état de santé du prisonnier d’opinion Karim Harouni surtout devant l’impossibilité de suivre sa situation puisque sa famille continue d’être empêché de le voir plus qu’une fois par semaine.
2. Demande la responsabilité de l’administration de la prison de Sfax et les autorités Tunisiennes de tout ce qui peut arriver à Karim Harouni puisqu’ils continuent à entraver les lois et son droit à la vie
3. Nous demandons le suivi nécessaire pour la santé de Karim Harouni d’un médecin choisi par sa famille et leur permettre ainsi qu’à son avocat et les représentants de la société civile indépendants de le visiter directement et quotidiennement
4. On insiste sur le fait d’ouvrir toutes les prisons tunisiennes devant les associations indépendantes et entamer une enquête sérieuse sur la situation des prisonniers d’opinions incarcère dans des conditions inhumaines et sur tous les cas suspects de décès et de contamination avec des maladies incurables.
De la part du collectif
Monsieur Noureddine Bhiri