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Par Charlotte ROTMAN
mercredi 02 février 2005 (Liberation - 06 :00)
le Conseil d’Etat vient de donner raison à Tarek Belkhirat, un ressortissant tunisien, renvoyé dans son pays natal par le ministère de l’Intérieur, en mai 2004. A l’époque, la Ligue des droits de l’homme avait pourtant alerté la place Beauvau des risques encourus par cet opposant islamiste, condamné par contumace en Tunisie à dix ans de prison, en 2000, par un tribunal militaire, en cas de retour (Libération du 22 mai 2004). Tarek Belkhirat avait écopé d’une peine de prison en 1997, à Paris, pour une affaire liée au Front islamique tunisien. Il avait alors fait l’objet d’une interdiction de territoire français. Il vivait en banlieue parisienne depuis vingt-deux ans avec sa femme et ses cinq enfants. S’appuyant sur ses liens familiaux en France, le Conseil d’Etat vient d’annuler sa reconduite à la frontière. Selon son avocat, maître Plouvier, Tarek Belkhirat est actuellement détenu en Tunisie. |