Amin Jallali, le fils de la journaliste dissidente Om Ziad et du député de lopposition Mokhtar Jallali, s’est fait fouillé avec beaucoup de zèle, retiré ses bagages qui se trouvaient déjà dans la soute, intimider, abaisser pendant trois heures à l’aéroport de Tunis et ce aujourd’hui le 19 juin 2004. Il allait se rendre à Bruxelles.
Ben Ali ne recule devant rien, il est incorrigible. Ne pouvant pas affronter ses vrais adversaires, il se venge sur les proches.
Fathi Jerbi
Tunis, le 19 juin 2004, 20h00
Conseil National pour les Libertés en Tunisie
Tunis le 19 juin 2004
La punition collective
Une atteinte flagrante aux droits humains
La persécution de la journaliste et écrivaine Om Zied (Néziha Rjiba), vice présidente de l’OLPEC et SG du CPR s’étend à sa famille. Non satisfait de soumettre son domicile à une surveillance permanente, de mettre son téléphone sur écoute et de l’interrompre quand bon leur semble ; de l’avoir condamnée injustement à 8 mois de prison avec sursis pour une infraction qu’elle n’a pas commise, le pouvoir tunisien s’acharne sur sa famille.
En effet le 19 juin 2004, alors qu’il devait prendre un vol pour l’étranger, Amine, le fils de Om zied a été retenu pendant près de trois heures par la police des frontières qui l’a soumis à une fouille minutieuse et des humiliations publiques. Son bagage enregistré en soute a été ramené en surface et fouillé ; ses documents personnels passés au crible ; ses documents audiovisuels visionnés et inspectés un à un. Face à ses protestations, la police a répondu « ce sont des instructions qui viennent d’en haut » !
Ce n’est pas la première fois que les fils d’Om zied sont soumis à ce genre d’exactions, mais c’est la première fois que cela prend une telle ampleur.
Ce même 19 juin , le président Ben Ali a reçu d’une obscure « Ligue du droit international humanitaire » un message dans lequel elle lui « fait part de sa haute considération pour ses efforts tendant à renforcer les droits de l’Homme ». Le traitement réservé à Om Zied et sa famille est une illustration parfaite de la manière dont le régime tunisien respecte les droits de ses citoyens.
Le CNLT condamne cette persécution qui cible une défenseure intransigeante des droits humains et exige que cessent ces procédés moyenâgeux de la punition collective. Il appelle les autorités publiques à respecter leurs engagements en matière droits humains et notamment la convention internationale sur la protection des défenseurs.
Pour le Conseil
La porte-parole
Sihem Bensedrine