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Le sit-in observé à la maison de l’avocat en protestation contre l’arrestation de Me Mohamed Abbou et les événements qui se sont produits depuis vient d’être suspendu à sa 52e journée.
Cette suspension intervient suite aux appels des structures de la profession, des différentes composantes de la société civile et des personnalités qui l’ont soutenue pour favoriser d’autres formes de luttes prévues dans la motion de la dernière assemblée générale extraordinaire des avocats avait déclaré le président du comité de soutien Ayachi Hammami.
Me Abderraouf Ayadi avait expliqué que l’action avait atteint son but par la mobilisation sans précédent et la presque unanimité dans les rangs des avocats autour des revendications soulevées par cette action et dont la dernière AG était la démonstration.
Le bâtonnier avait pris la parole pour affirmer que le soutien du conseil de l’ordre n’avait jamais fléchi sur cette action depuis le début et que le conseil de l’ordre demeure mobilisé pour la réalisation des revendications des avocats et a annoncé une série de mesures prévue par la motion de l’assemblée générale qui vont être appliquées.
A une question qui lui demandait s’il y avait un début de solution de la part des autorités en ce qui concerne la revendication principale de libération des deux avocats emprisonnés, il a été répondu qu’il n’y a pas d’autorité dans le sens politique du terme dans le pays qui est géré comme une caserne par les ordres et les dérivatifs d’en haut et où on considère tout avis contraire comme une contravention à la loi, que son auteur est classé comme fautif passible de punition, ne laisse aucune marge à la négociation ou même à une simple concertation.
Au delà de la manipulation de la justice et de la persécution des avocats ce conflit met à nu une pratique de l’autorité selon une conception archaïque qui a démontré ses limites à ne pas voir dans la société autre chose que des sujets et dans les institutions autre chose que des instruments de répression.
Yahyaoui Mokhtar |