L’ex-prisonnier politique Hedi Triki poursuit sa grève de la faim avec sa famille
L’ex-prisonnier politique Hedi Triki poursuit sa grève de la faim avec son épouse et ses fillettes les jumelles Oumaïma et Asma
L’ex-prisonnier politique poursuit sa grève de la faim sur son lieu de travail avec les membres de sa famille (son épouse et ses deux fillettes jumelles âgées de 12 ans)
Abdelwahab Maatar, avocat et militant des droits de l’homme, leur a rendu visite acompagné de nombreux militants et défenseurs des droits de l’homme de la région de Sfax les 17 et 18 janvier 2004.
L’ex-prisonnier Hédi Triki, né en 1959, titulaire d’un diplôme d’ingénieur principal en informatique, délivré par l’Ecole Nationale d’Ingénieurs, a été contraint de commencer une grève de la faim le 14 janvier 2004 sur son lieu de travail sis centre Kemoun à Sfax, pour défendre son droit et celui de sa famille à la vie, car la police ne s’est pas contentée de l’empêcher d’exercer comme ingénieur, mais elle fait tout pour fermer le local destiné à la vente de poulets, acquis au prix de longs efforts et d’économie, et après avoir obtenu le visa.
L’AISPP rappelle que ce qui arrive à l’ex-prisonnier politique Hedi Triki et à sa famille est un exemple parmi d’autres de la politique adoptée par le régime tunisien contre les prisonniers politiques qui ont purgé l’intégralité de leur peine.
Elle exprime son entière solidarité avec l’ex-prisonnier politique Hedi Triki et les membres de sa famille, et appelle les autorités concernées à mettre fin à la politique d’affamement et de mort lente qui le vise, lui et sa famille, et leur fait porter l’entière responsabilité des conséquences de leurs pratiques contraires à la loi et aux conventions internationales d’autant que Monsieur Hedi Triki souffre de diabète et d’asthme, et que l’abstention de nourriture menace sa vie et celles des innocentes jumelles Oumaïma et Asma.
Poursuite du harcèlement entre Me Nejib Hosni, porte-parole du CNLT
L’AISPP a appris que de nombreux agents ont fait une descente le 17 janvier 2004 au domicile de Me Néjib Hosni au Kef et qu’ils ont tenté au moyen d’un matériel ad hoc de détruire une partie des clôtures qui l’entourent, prétendant exécuter des directives du gouverneur de la région.
L’AISPP exprime sa solidarité avec Néjib Hosni et demande aux autorités de mettre fin le harcèlement et les agressions continuelles qui visent à l’empêcher d’assurer son devoir de défense des libertés et des droits de l’homme.
Tunis, le 18 janvier 2004
Pour l’AISPP, le Président
Maître Mohammed Nouri
Traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version arabe, LT