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jeudi 4 aout 2005, 0h24
NOUAKCHOTT (AFP) - Le colonel Ely Ould Mohammed Vall, directeur de la sûreté nationale, a pris la tête du Conseil militaire pour la justice et la démocratie, comité de 17 membres qui s’est emparé du pouvoir mercredi en Mauritanie en l’absence du président Maaouiya Ould Taya, a annoncé un communiqué du CMJD.
"Le colonel Ely Ould Mohammed Vall, directeur de la sûreté nationale présidera le Conseil militaire pour la justice et la démocratie comprenant 17 officiers", dont 16 colonels et un capitaine de frégate, a annoncé un communiqué du Comité militaire lu sur l’antenne de la radio nationale.
Agé d’environ 55 ans, le colonel Ely Ould Mohammed Vall était réputé comme proche du président Taya et a combattu à ses côtés au moment de son arrivée au pouvoir suite à un coup d’Etat le 12 décembre 1984.
Connu pour son caractère calme, il était depuis 1987 directeur général de la sûreté nationale (police).
Selon plusieurs sources militaires contactées par l’AFP, il est respecté par les différents corps de l’armée mauritanienne.
Parmi les membres du Comité figurent notamment le colonel Abderrahmane Ould Boubacar, chef d’Etat-major adjoint de l’armée nationale, et le colonel Mohamed Abdel Aziz, chef du bataillon pour la sécurité présidentielle, indique le communiqué.
Sont également cités par le texte le colonel Negri Felix, officier supérieur de l’état-major, le colonel Mohamed Ould Mohamed Znagui, commandant de la 6e région militaire de Nouakchott et le colonel Mohamed Ould Abdi, ancien aide de camp du président Taya.
Le coup d’Etat perpétré mercredi en Mauritanie en l’absence du président Ould Taya, en déplacement à Ryad pour les obsèques du roi Fahd, a été unanimement condamné par la communauté internationale mercredi.
Il était toujours impossible dans la soirée de savoir si ce coup d’Etat avait fait des victimes.
Le calme régnait mercredi soir dans les rues de Nouakchott, où le dispositif mis en place par les putschistes aux points stratégiques de la ville était maintenu, a constaté un journaliste de l’AFP.
Selon des sources sécuritaires contactées à Dakar, la frontière mauritano-sénégalaise était fermée mercredi soir.
Le président Ould Taya se trouvait toujours à Niamey, où il a atterri à la mi-journée en provenance de Ryad, et ne s’était pas encore exprimé sur la situation.
Selon des sources proches de la présidence nigérienne, une partie de la délégation qui l’accompagnait a quitté Niamey en fin d’après-midi pour une destination inconnue. |