L’Organisation Contre les Violations des Droits Humains se réjouit de la chute du dictateur Taya.
Elle attend du Conseil Militaire pour la Justice et la Démocratie une prise de décisions révolutionnaires, de nature à asseoir la justice et la démocratie : deux vecteurs essentiels pour la paix et le développement.
La démocratie exige le respect des règles du jeu démocratique, clairement codifiées par l’ensemble des Acteurs Politiques et de la Société Civile.
La justice serait un vain mot dans un monde où règne en maître l’arbitraire : racisme, esclavage, oppression et inégalités.
L’OCVIDH estime donc que le CMJD, s’il s’inscrit réellement dans une action visant à remettre le pays sur les rails de la justice et de la démocratie, doit s’attaquer les grands problèmes qui interpellent le pays, aux premiers rangs desquels figurent la réconciliation nationale, la démocratie et la fracture sociale.
En conséquence, l’OCVIDH est convaincue du premier gage de bonne volonté que le CMJD doit donner au peuple mauritanien passe obligatoirement et prioritairement par :
- La mise en ouvre d’une Conférence Nationale pour régler le problème de la cohabitation ;
- Le règlement de la question des déportés et des exilés ;
- L’abolition effective de l’esclavage ;
- La mise en place des conditions d’une Justice Indépendante ;
- L’établissement d’une Commission d’Enquête indépendante sur le passif humanitaire ;
- Une gestion saine de l’économie du pays ;
Pour le Bureau Exécutif
Mahamadou SY
Président de l’OCVIDH
ORGANISATION CONTRE LES VIOLATIONS DES
DROITS HUMAINS EN MAURITANIE
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