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Il y a maintenant un mois que j’ai commencé une grève de la faim hebdomadaire de trois jours (vendredi, samedi et dimanche) totalisant ainsi quinze journées, et ce, afin que soit levé le contrôle administratif de seize ans et ma réintégration dans mon ancien emploi afin d’aider ma famille qui se compose de cinq personnes.
Pour mon plus grand malheur, c’est le statu quo, pour ne pas dire que la situation a empiré.
Au point de vue santé, mon état s’est dégradé, j’ai perdu du poids et j’ai la tête qui tourne, surtout au troisième jour du jeûne. Par ailleurs, je ressens des douleurs aiguës à l’estomac et à l’intestin. Quant aux membres de ma famille, ils vivent dans la tension et l’angoisse, notamment les jours de jeûne, sans compter que ma femme s’abstient de prendre de la nourriture pendant ces trois jours, si bien qu’elle ne prend qu’un repas par jour.
Cette situation m’amène à cacher aux membres de ma famille que je suis fatigué et j’affecte d’être résistant et en forme pour ne pas envenimer davantage la situation.
Salaheddine Aloui, prisonnier d’opinion
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT) |