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 Une délégation de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) a assisté dimanche au congrès de l’Association des journalistes tunisiens, suspendue en mars dernier de la FIJ qui lui reprochait son allégeance au pouvoir et son incapacité à défendre les intérêts des journalistes tunisiens. "Nous sommes venus afin d’évaluer les conditions difficiles dans lesquelles exercent les journalistes tunisiens", a déclaré Aidan White, secrétaire général de la FIJ. Il a déploré "les pressions gouvernementales, directes ou indirectes, exercées contre la liberté de la presse et d’expression". A ses yeux, "le plus grand problème en Tunisie réside dans l’autocensure engendrée par ces pressions". "A quelques semaines de l’élection présidentielle (prévue le 24 octobre en Tunisie), il est primordial que les médias tunisiens assument leur rôle de manière indépendante et engagent un débat profond, pluraliste et transparent sur toutes les questions importantes pour les citoyens", a ajouté l’Irlandais Aidan White lors d’un entretien avec l’Associated Press. Les observations de la délégation de la FIJ en Tunisie devraient permettre au comité exécutif de la FIJ de décider, lors de sa réunion prévue les 23 et 24 octobre prochains à Bruxelles, de réintégrer ou non l’AJT en son sein. "Nos premières impressions sont bonnes. Nous avons constaté qu’il y avait un début de prise de conscience des journalistes tunisiens de changer les choses et d’améliorer la situation", a confié Aidan White.
© The Associated Press 26 - 09 - 2004 |