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L’ex-prisonnier politique Hedi Triki comparaît en justice




Conseil National pour les Libertés en Tunisie

Communiqué

Tunis, le 30 janvier 2004

1) L’ex-prisonnier politique Hedi Triki comparaît en justice

A la suite de l’épreuve qu’il vient de vivre ces dernières semaines, (les tracasseries infligées par la police politique pour l’empêcher de gagner sa vie et de subvenir aux besoins de sa famille) qui a débouché sur l’obtention d’une licence délivrée par les services municipaux, Hédi Triki a comparu le 30 janvier 2004 devant le Tribunal de Première Instance de Mehdia, dans le cadre d’une affaire en appel, (n°632), pour répondre du chef d’inculpation d’infraction à une peine de contrôle administratif, le tribunal de Ksour Essaf ayant prononcé contre lui une peine d’emprisonnement de trois mois.

La réalité de l’affaire, c’est l’obstination mise par la police politique pour le persécuter : dès sa libération de prison en mars 2003, après avoir purgé une peine de douze années d’emprisonnement, il avait été transféré au district de police de Sfax. Il avait été informé de son placement sous contrôle administratif lui assignant de résider à Sfax. A l’occasion d’un voyage à Baradaa son lieu de naissance, il découvrit alors l’existence d’une seconde décision de mise sous contrôle administratif lui assignant de résider à Baradaa. Il fit part du fait qu’il était déjà visé par une première décision, mais il eut la surprise en août 2003 de découvrir un télégramme de contrôle à son sujet alors qu’il venait d’être arrêté par la garde nationale de Baradaa. Il fut déféré alors devant le tribunal de Ksour Essaf qui le condamna.

Lors de l’audience du 30 janvier 2004, la défense a demandé le report afin d’attendre les résultats de la demande adressée au Procureur près de la Cour d’appel de Sfax, pour obtenir de la police de Sfax la preuve de sa mise sous contrôle administratif, dont la réponse tarde à venir, sans raison, jusqu’à aujourd’hui.

Le tribunal a demandé un jugement préalable exigeant de la police de lui notifier à ce sujet

2 (...)

Pour le Conseil,
Le porte parole officiel
Maître Mohammed Néjib Hosni

(traduction partielle de la version en arabe, ni revue ni corrigée par ses auteurs, LT)


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