L’un des membres du CNLT a constaté que le 10 février 2004 dans la matinée, la police politique tunisienne a empêché Maître Mohammed Nouri, Président de l’AISPP, de quitter le pays à l’aéroport de Tunis Carthage pour se rendre à Paris, où il devait participer à une rencontre sur « Les modalités du dialogue démocratique en Tunisie », appelée par l’Organisation arabe des droits de l’homme.
C’est la seconde fois qu’il est empêché de sortir pour des rencontres, comme celle organisée dernièrement à Genève avec des responsables du Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies.
Le CNLT s’oppose avec force à :
1) L’interdiction faite à un beaucoup de condamnés du mouvement Nahdha de quitter leur lieu d’habitation, même pour circuler dans le même gouvernorat, sous prétexte du contrôle administratif.
2) L’interdiction faite à d’autres de rentrer au pays par crainte d’être emprisonnés à cause de jugements prononcés contre eux par contumace.
3) L’interdiction faite à maintes occasions aux militants et aux acteurs de la société civile de se déplacer sur le territoire de la République pour participer à des initiatives.
4) Toutes sortes de tracasseries que ces derniers doivent affronter lors de leurs déplacements : fouilles, saisies de livres, attentes interminables)
Et il exige du pouvoir qu’il respecte le droit des citoyens à circuler librement dans et à l’extérieur du pays, et à se voir garanti le droit au retour dans leur pays.
M. Mohammed Nejib Hosni
Porte Parole officiel du CNLT
Conseil National pour les Libertés en Tunisie
(Traduction de l’arabe, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en langue originale, LT)