Incarcéré à la prison de Gabès, Lotfi Farhat avait fait trois semaines de grève de la faim en janvier dernier pour revendiquer son droit aux soins, à la visite directe, à la correspondance, aux études. Il y avait mis un terme sans rien obtenir, un courrier de son épouse résidant en France étant notoirement bloqué. Par ailleurs son diabète s’était aggravé et il souffrait de douleurs rénales insupportables sans que le moindre soin lui soit apporté.
Depuis la parution du dernier communiqué en février faisant état de ces manquements aux droits élémentaires des prisonniers, l’administration de la prison de Gabès a transmis le courrier intercepté. C’est la première fois que Lotfi Farhat reçoit un courrier de son épouse depuis deux ans. Il lui a été possible de consulter un médecin qui lui a prescrit un traitement pour son diabète et ses calculs rénaux, puisque les examens qui ont enfin été pratiqués ont permis d’établir un diagnostic. Puisse le présent communiqué permettre que le courrier-à nouveau bloqué-que lui a envoyé son épouse récemment lui soit transmis...
Luiza Toscane
03 mars 2004