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La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT) ont vivement protesté contre la répression en Tunisie. Selon elles, des violences ont été perpétrées par les forces de l’ordre. Vendredi, des partis politiques d’opposition avaient appelé à un rassemblement pacifique de protestation contre l’invitation lancée par le président Ben Ali au premier ministre israélien, Ariel Sharon, pour se rendre en Tunisie à l’occasion de la tenue du Sommet mondial sur la société de l’information (SMSI), en novembre. Plusieurs manifestants ont été sévèrement molestés. Cette répression faisait suite à une première série de violences et d’arrestations qui se sont déroulées dans l’enceinte de l’Université de Tunis où des étudiants s’étaient également rassemblés pour protester contre l’invitation faite à Ariel Sharon de participer au SMSI. Des manifestations étudiantes et lycéennes ont également eu lieu à Gafsa, à Bizerte et à Sfax, et ont été le théâtre d’affrontements violents entre les forces de police et les manifestants. A Monastir, le samedi 5 mars, le départ d’une marche pacifique a été empêché par les forces de police, plusieurs personnes ont été arrêtées et ensuite relâchées. La FIDH et l’OMCT se déclarent très vivement préoccupées par ces violations répétées des droits de l’homme, notamment de la liberté d’expression, de circulation et de manifestation pacifique et par le recours systématique à la violence par les représentants de l’ordre public en Tunisie.
ATS - Genève 08 - 03 - 2005 |