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 Le mouvement de protestation contre la visite annoncée du Premier ministre israélien Ariel Sharon se poursuit en Tunisie. Après le débrayage observé la veille par les avocats, les étudiants se sont mis jeudi en grève générale, ce qui a donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre notamment dans certains établissements universitaires de la capitale, selon des sources associatives. Dans un communiqué, le Parti démocratique progressiste (PDP/opposition) a fait état de l’interpellation de dizaines d’étudiants, dont Ghassan Ben Khalifa, membre du comité central de ce parti chargé de la jeunesse et Habib Mestiri, membre de son conseil national. Il dénonce "la répression" dont a fait l’objet le soulèvement estudiantin et exige la libération des étudiants arrêtés. Par ailleurs, une dizaine d’étudiants interpellés ces derniers jours ont été condamnés à Sfax (sud), Gafsa (centre) et Bizerte (nord) à des peines allant d’un à trois mois de prison avec sursis, tandis qu’un autre jugé par défaut a écopé de trois mois de prison ferme, selon le secrétaire général de l’Union générale des étudiants tunisiens (UGET), Ezzeddine Zaâtour. Ariel Sharon a été invité à participer au sommet mondial sur la société de l’information (SMSI) dont la deuxième phase , après celle tenue l’an dernier à Genève, est prévue en novembre prochain à Tunis. Les autorités font valoir que l’invitation adressée au Premier ministre israélien n’a aucun caractère bilatéral, précisant qu’il a été invité au même titre que tous les dirigeants des pays membres des Nations Unies, le sommet étant parrainé par l’ONU.
The Associated Press Tunis - 10 - 03 - 2005 |