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Liberté pour le fondateur de l’association, Maître Mohammed Abbou
Le prisonnier politique Hamadi Ben Abdelmalek continue d’être en butte aux persécutions de l’administration de la prison de Messaadine (gouvernorat de Sousse) alors qu’il souffre depuis son incarcération de maladies chroniques. Il purge une peine de 46 ans après avoir été jugé dans deux affaires pour les mêmes faits, sans avoir pu bénéficié de la jonction des affaires, ni d’un procès équitable.
Le prisonnier politique Hamadi Ben Abdelmalek a 66 ans. Il est marié, a des enfants et des petits-enfants et il est détenu depuis le début de l’année 1991. Depuis, il a contracté des pathologies diverses : hypertension, artériosclérose, maladie rénale. Il prend beaucoup de médicaments qui ne conviennent pas à son état de santé dégradé. Le médecin de la prison ne veut plus le soigner, estimant que son état relève d’une hospitalisation, de la consultation de spécialistes et de la pratique d’analyses.
Il a fait des grèves de la faim à plusieurs reprises pour revendiquer ses droits élémentaires, garantis par la loi sur les prisons, mais l’administration y est restée sourde, refusant qu’il consulte des spécialistes, refusant les soins et la prise de médicaments adéquats. Elle a également refusé à plusieurs membres de sa famille de lui rendre visite, et l’a empêché de recevoir de la correspondance et des mandats envoyés par ces derniers.
Le 26 mars, il a commencé une grève de la faim et de la soif, et a refusé de prendre ses médicaments. Son état de santé s’est aggravé. Il ne peut plus bouger, ni tenir debout. Il souffre de douleurs néphrétiques. Samedi 3 avril, sa famille s’attendait à le voir lors de la visite hebdomadaire, mais l’administration pénitentiaire ne l’y a pas présenté.
La famille a pris contact avec notre secrétaire générale, Maître Saïda Akremi, qui a expédié sur-le-champ un télégramme au Juge d’Exécution des Peines du Tribunal de Première Instance de Sousse, afin de lui notifier ces dépassements. En fin de compte, la famille a pu rencontrer monsieur Hamadi Ben Abdelmalek, qui a été amené dans un fauteuil roulant, à demi conscient, incapable de parler et éprouvant des difficultés à respirer, ce qui a épouvanté sa famille.
L’AISPP
1) exprime sa préoccupation face à l’état de santé inquiétant du prisonnier politique Hamadi Ben Abdelmalek
2) Exige qu’il ait accès aux soins, à la correspondance et aux visites, droits garantis par les lois et les pactes internationaux ratifiés par le gouvernement tunisien.
3) Rappelle que beaucoup de prisonniers d’opinion sont en très mauvaise santé, ce qui a entraîné des cas d’invalidité permanente.
4)Appelle toutes les associations, structures et personnalités de l’intérieur ou à l’étranger, à sauver la vie du prisonnier politique Hamadi Ben Abdelmalek
5) Exige la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques.
Tunis, le 3 avril 2005
Pour l’association
Le président Maître Mohammed Nouri
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT)
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
33 rue Mokhtar Atya, Tunis
Président d’honneur : le doyen défunt Mohammed Chakroune
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