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mercredi 3 aout 2005, 13h30
KHARTOUM (AP) - Le président ougandais Yoweri Museveni a annoncé la création d’une commission de trois experts pour enquêter sur la chute de l’hélicoptère de John Garang qui s’est écrasé ce week-end dans le sud du Soudan, tuant le vice-président soudanais et 13 autres personnes. L’appareil faisait partie de la flotte présidentielle ougandaise.
La mort du chef historique de la rébellion du Sud-Soudan, qui avait pris récemment le poste de vice-président, a déclenché deux jours d’émeutes meutrières dans la capitale soudanaise Khartoum qui ont fait au moins 49 morts, selon un responsable des Nations unies.
La direction du parti de John Garang, le Mouvement de libération des peuples du Soudan (SPLM) a réclamé mercredi une enquête internationale sur sa mort. Pagan Amum, l’un des responsables du SPLM a précisé que le mouvement espérait que les Nations unies, l’Ouganda, le Kenya, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne participeraient à l’enquête, selon des propos publiés mercredi dans les journaux "Sudan Vision".
Après l’annonce de la mort de John Garang, le SPLM comme le gouvernement soudanais avaient dit qu’il s’agissait d’un accident dû au mauvais temps.
La veille, le président Museveni avait annoncé la création d’une commission d’enquête dirigée par son ministre des Transports. "Nous avons également approché un certain gouvernement étranger pour exclure toute forme de sabotage ou de terrorisme", a dit le président ougandais dans un communiqué.
John Garang s’est tué à bord de l’un des hélicoptères personnels du président ougandais, des Mi-27 de fabrication russe. L’appareil s’est écrasé par mauvais temps dans les montagnes du sud du Soudan, près de la frontière ougandaise. Les instruments de l’hélicoptère avaient récemment été améliorés lors d’une révision de la flotte présidentielle, selon Yoweri Museveni. AP |