|
Remarque avisée d’un membre de la team de TUNeZINE : l’AP confond "marocain" et "maroquin".
TUNIS (AP) - Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a opéré mercredi un remaniement partiel de son gouvernement marqué par la nomination d’un nouveau ministre des Affaires étrangères, a annoncé le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, qui reste en poste.
Abdelwahab Abdallah prend la tête de la diplomatie tunisienne, en remplacement d’Abdelbaki Hermassi qui a occupé ces fonctions pendant seulement dix mois. Juriste de formation, M. Abdallah, 65 ans, est une figure marquante du paysage médiatique où il a accompli le plus clair de son parcours.
Il a notamment dirigé dans les années 1980 le quotidien gouvernemental francophone à fort tirage "La Presse" avant de se voir confier le ministère de l’Information puis l’agence officielle "Tunis-Afrique-Presse" (TAP). Il est le seul proche collaborateur du chef de l’Etat qui depuis son entrée au palais présidentiel de Carthage en décembre 1990 n’en soit pas sorti.
Par ailleurs, un nouveau ministère est créé, celui des Communications et des relations avec la chambre des députés et la chambre des conseillers. Il est confié à Rafaä Dékhil, ministre sortant des Affaires sociales, de la solidarité et des Tunisiens à l’étranger.
Ali Chaouch, qui était secrétaire général du parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le remplace. A la Défense nationale, Kamel Morjane succède à Hédi Mhenni.
Le marocain de l’Education et de la formation passe de Raouf Najjar, actuel ambassadeur à Paris, à Sadok Korbi, précédemment ministre de la Recherche scientifique, de la technologie et du développement des compétences, qui est remplacé par Taïeb Hadhri, ancien président de l’université 7 novembre de Carthage et directeur de l’Ecole polytechnique de Tunis.
Autre personnalité politique de premier plan, Dali Jazi, ancien dirigeant de l’opposition et plusieurs fois ministre, a été désigné président du Conseil économique et social. Ce poste était détenu par Abdallah Kallel, élu la veille à la tête de la nouvelle chambre des conseillers, l’équivalent d’un Sénat. AP |