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Conseil National pour les Libertés en Tunisie
Tunis, le 1er septembre 2005
Le matin du 1er septembre 2005, le secrétaire général du CNLT, Abdelkader Ben Khemis, a été agressé violemment au centre-ville du Kef, par un groupe de personnes à la solde de milieux influents qui régentent les marchés hebdomadaire du Kef, d’où est originaire Abdelkader Ben Khemis. Il a également reçu des menaces de mort et des insultes, et ce, à la suite de la parution d’un article où il avait dévoilé les méthodes hégémoniques de ces derniers sur les marchés.
L’affaire ne s’est pas arrêtée là. Lorsqu’il a contacté le poste de police local pour y déposer plainte, les agents présents l’ont reçu par des insultes, des injures et l’ont humilié. L’un d’eux l’a violemment agressé. Il a été pris à partie à titre personnel et ils s’en sont pris également au fait qu’il était professeur d’université. Enfin, ils l’ont menacé de le jeter en prison. Le Professeur Ben Khemis a lancé une action auprès du procureur de la République auprès du tribunal du Kef pour « agression avec violences extrêmes avec préméditation, menaces passibles de sanction pénales et dépassement de pouvoir »
Le CNLT
Condamne énergiquement cette agression criminelle et scélérate contre le professeur Abdelkader Ben Khemis perpétrée par des mercenaires et des agents du ministère de l’Intérieur
Fait endosser aux autorités tunisiennes l’entière responsabilité de ses conséquences sur l’intégrité physique et morale du Professeur Ben Khemis
Exige que soient découverts les agresseurs et leurs donneurs d’ordres, qu’ils soient poursuivis, et que soient poursuivis également les fonctionnaires du ministère de l’Intérieur qui ont participé à cette agression.
Pour le Conseil
La porte parole officielle
Sihem Ben Sédrine
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT) |