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Les proches de Lotfi Snoussi, incarcéré à la prison de Borj El Amri, expriment leur inquiétude face aux signes d’affaiblissement manifestés par le prisonnier : en cette période de forte chaleur, le cachot individuel dans lequel il est enfermé, "bénéficie" d’un ventilateur dont le moteur est une source de migraines. La porte en fer n’est "trouée" que par un minuscule hublot qui ne laisse pas passer la lumière. Alors que certains de ses co-détenus en isolement ont obtenu à l’issue de leur grève de la faim un poste de télévision, lui a été exclu de la mesure. Il a demandé à recevoir régulièrement les quotidiens, et il n’a pas obtenu gain de cause. Les lettres ne lui parviennent pas et il ne peut en écrire. Sa famille, (qui lui rend visite une fois par semaine, au terme d’une attente de trois heures sous le soleil, et au milieu des immondices), s’inquiète de ce qu’il manifeste des troubles d’élocution et des signes de dépression, qu’elle attribue au fait qu’il ne parle à personne et se replie, de fait, sur lui-même.
Ses proches lancent un vibrant appel pour que soit mis fin à l’isolement de Lotfi Snoussi et qu’il soit rapproché des siens en étant transféré à la prison du 9 avril à Tunis.
Pour rappel, Lotfi Snoussi, arrêté en 1991, a été condamné à l’emprisonnement à perpétuité, peine commuée en une peine d’emprisonnement de trente ans. Il est à la prison de Borj El Amri depuis octobre 2003.
Luiza Toscane
11 août 2004 |