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« L’Afrique n’est pas mûre pour la démocratie » Jacques Chirac
Chirac, champion de l’impunité ?
Lors du sommet France-Afrique de février 2003 à Paris, Jacques Chirac a brandi la menace de la fin de l’impunité pour les dictateurs, invoquant la mise en place de la Cour Pénale Internationale. Quel crédit accorder cependant aux déclarations de cet ami personnel de bon nombre de ces despotes, qu’il continue d’accueillir chaleureusement à l’Élysée et à féliciter à chaque élection truquée ?
Ces dictateurs qui doivent tant à la France
Denis Sassou N’Guesso (Congo), Omar Bongo (Gabon), Gnassingbe Eyadema (Togo), Idriss Deby (Tchad), Maaouya Ould Taya (Mauritanie), Omar Guelleh (Djibouti), Lansana Conté (Guinée), Paul Biya (Cameroun), Abdelaziz Bouteflika (Algérie), Zine El Abidine Ben Ali (Tunisie), Azili (Comores) etc.
Caractéristiques des États bandits
- modalités illégales et illicites de prise de pouvoir (coup d’état, élection truquée...) - racket et razzia comme mode d’enrichissement - prédominance du chef autour duquel est organisée, structurée et hiérarchisée la Bande - précarisation du droit et des institutions du pays - Violence et cruauté
Des responsabilités françaises historiques
- La mise en place des dictatures, complicité directe (fournitures d’armes, de mercenaires, de soldats) ou indirecte (silence qui vaut consentement) - Le maintien des liens ex : aide militaire, économique via l’Aide Publique au Développement (Gabon), validation ou soutien d’élections truquées (Tchad, Togo) - Le double discours (discours pro-démocratie et maintien des relations occultes) - La complicité directe dans certains conflits post coloniaux (ex : le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994) - Le rôle des multinationales françaises dans le pillage du continent, le maintien de relations clientélistes, la déstabilisation
Les dangers du statu quo
- Le risque de transition violente (la violence comme unique solution) ex : dérive « Libérienne » (insurrection sanglante, jusqu’au boutisme de Charles Taylor) coups d’État en Centrafrique, à Sao Tomé... - L’instabilité régionale (et la guerre) entretenue par des régimes de « parrains régionaux » ex : Compaoré et Taylor en Afrique de l’Ouest, Idriss Deby, Omar Bongo en Afrique Centrale) - Les dérives claniques et ethnistes (ex : Mauritanie) - La ruine des forces démocratiques (exil, répression, manipulation, découragement, division...) qui compromet la possibilité d’une alternance - Les guerres de succession internes en cas de maladie ou de décès du chef de bande.
Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de mobiliser citoyens et élus pour favoriser un assainissement des relations entre la France et l’Afrique.
Exigeons ensemble :
L’arrêt de la coopération militaire et des ventes d’armes en direction des régimes répressifs et/ou La mise en place de mécanismes stricts de contrôle de l’aide et de garantie de son non-détournement, l’octroi d’une part plus significative au renforcement de la société civile dans les pays africains, la mise d’un audit parlementaire permanent sur ces thèmes La fin de l’envoi d’ambassadeurs « validateurs » d’élections truquées Le « service minimum » de relations diplomatiques avec les régimes qui ne procèdent pas d’une démocratique La levée de l’ambiguïté sur la nature officielle ou personnelle des relations entretenues avec les africains La fin de l’impunité des crimes politiques et économiques La réforme de la politique d’asile en faveur des populations exilées de pays réputés peu respectueux droits de l’Homme. La reconnaissance de la nullité de la dette odieuse contractée par des régimes dictatoriaux

Pétition contre le soutien de la France à ses « amis » dictateurs africains !
Depuis les années soixante, la France confisque l’indépendance de ses anciennes colonies africaines en y maintenant un système d’exploitation clientéliste et néocolonial. Mise en place de dictateurs (complicité de coups d’État, fourniture d’armes et de mercenaires), soutien politique, économique et militaire à ces régimes, silence face aux exactions et crimes qu’ils perpètrent, validation d’élections truquées, sont encore aujourd’hui les activités de prédilection de la diplomatie française en Afrique. Les exemples les plus marquants nous sont donnés par le Togo de Gnassingbé Eyadema, le Tchad d’Idriss Deby, le Congo de Sassou N’Guesso, sans oublier le Gabon d’Omar Bongo, le Cameroun de Paul Biya, la Mauritanie, Djibouti, etc. Il est grand temps d’exprimer notre ras-le-bol de ces régimes françafricains, non seulement parce que certains d’entre eux sont dans le peloton de tête de l’Indice des Gouvernements Inhumains, mais surtout parce que leur perpétuation écrasante ne tient le plus souvent qu’à un fil : le câble diplomatique, sécuritaire et financier qui les relie à l’Élysée. Il ne s’agit donc pas ici de se substituer aux opinions publiques africaines, sur lesquelles repose le destin collectif des États concernés, mais, en tant que citoyens français, de dénoncer ce renoncement de nos gouvernants aux principes démocratiques universels. La France doit rompre les liens organiques établis avec les États Bandits africains. C’est le préalable nécessaire au développement des forces démocratiques dans ces pays !
Nous demandons :
L’arrêt de la coopération militaire et des ventes d’armes en direction des régimes répressifs et/ou agressifs La mise en place de mécanismes stricts de contrôle de l’aide et de garantie de son non-détournement, l’octroi d’une part plus significative au renforcement de la société civile dans les pays africains, la mise en place d’un audit parlementaire permanent sur ces thèmes La fin de l’envoi d’ambassadeurs « validateurs » d’élections truquées Le « service minimum » de relations diplomatiques avec les régimes qui ne procèdent pas d’une élection démocratique La levée de l’ambiguïté sur la nature officielle ou personnelle des relations entretenues avec les dictateurs africains La fin de l’impunité des crimes politiques et économiques La réforme de la politique d’asile en faveur des populations exilées de pays réputés peu respectueux des droits de l’homme. La reconnaissance de la nullité de la dette odieuse contractée par des régimes dictatoriaux.
Pétition adressé à l’Élysée Pétitions à renvoyer avant le 31 décembre 2004 à : SURVIE, 210 rue Saint-Martin 75003 PARIS Tél. : 01 44 61 03 25 www.survie-france.org - survie@wanadoo.fr
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Pétition contre le soutien de la France à ses « amis » dictateurs africains ! Pétitions à renvoyer avant le 31 décembre 2004 à : SURVIE, 210 rue Saint-Martin 75003 Paris Tél. : 01 44 61 03 25 www.survie-france.org - survie@wanadoo.fr
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