Je soussigné, Ali Ben Hédi Rouahi déclaré être dans l’impossibilité de rejoindre ma famille qui réside à Lyon en France depuis 1962, pour cause le refus des autorités tunisiennes de me délivrer mon passeport .
Je fus condamné a neuf ans et six mois de prison fermé en 1994 que j’ai purgé entièrement sans remise de peine .Au mois de Juin 2003 je fus libéré .Après quelques temps j’ai déposé une demande de passeport pour pouvoir rejoindre ma mère (une dame âgée et impotente) et un frère invalide suite a une maladie professionnelle que j’ai pas vus depuis plus de quatorze ans .Donc au départ de ma demande de passeport il y fut répondu par une assignation au contrôle administratif pendant cinq ans a travers lesquels ils ont voulu m’obliger a me présenter au commissariat de police quotidiennement pour émarger et marquer ma présence ce qui n’est pas légal.Ayant refusé cette dernière mesure .la police m’a arrêté et présenté au tribunal cantonal de Bizerte sous le chef d’inculpation du la mesure du contrôle administratif .J’ai obtenu un non lieu ,mais le ministère publique a recouru en appel .Ceci , sans parler des tracasseries quotidiennes que me font subir les agents de la police politique de la ville ,brimade dans des lieux publiques ,interpellation et questionnaires aux agents qui m’adressent la parole ou me font preuve de leur sympathie ,investissement de mon domicile a deux reprises ,terrorisation de mon oncle et de ses fils (mon seul soutien familial a Bizerte)afin qu’ils me délaissent ...
Suite a cela ,dans le but d’obtenir mon passeport et défaire cesser des tracasseries policières ,j’ai entamé ,le 30-11-2003 une grève de la faim que j’ai due interrompre le 29-12-2003 ,après 29 jours suite a la détérioration de ma santé au point que les médecins m’ont enjoint d’interrompre la grève ,ainsi que le comité qui m’a soutenu.
Pendant ma grève de la faim j’ai été soutenu par plusieurs O.N.G Tunisienne tel que l’A.I.S.P.P (association internationale de soutien aux prisonniers politiques)la L.T.D.H (la ligue tunisienne de défense des droits de l’homme ) qui a transmis mon cas au ministère de l’intérieur et a la présidence de la république en vain.
Dans le cadre de la poursuite de ma lutte pour l’obtention de mon passeport ,je suis allé au commissariat de police de Bizerte le 05-01-2004 dans le but de me renseigner sur mon passeport .Je fus reçu par le commissaire qui m’emmena voir le chef de la brigade des renseignements dans le district et là, on m’a dit que je risque d’attendre encore longtemps.
Par le présent communiqué ,je supplie toutes les forces vives nationales et internationales d’intervenir auprès des autorités tunisiennes pour faire valoir mon droit au voyage dans mon pays et a l’étranger .
Ali .B.Hédi Rouahi