|
SOUSSE, le : 04/03/2004
A l’occasion de la visite du Ministre de l’Enseignement Supérieur à la Faculté de Droit de Sousse, les deux bureaux fédéraux de l’Union Générale des Etudiants de Tunisie ( UGET ) à la Faculté de Droit et la Faculté des Lettres de Sousse ont adressé une lettre au Ministre demandant l’inscription de l’étudiant Zied Kacem renvoyé de la Faculté des Lettres et en grève de la faim depuis le 26 fevrier 2004. Mais cette demande a été accueillie par la violence des différents organes de la police et des vigiles opérant à l’université.
En effet les étudiants Atef Ben Salem, Ayech Amami, Hatem Mabrouki et Chaker Sayari ont fait l’objet d’une agression violente leur laissant de graves dégâts corporels et des fractures. La police a aussi investi le campus universitaire à la Faculté de Droit pour agresser aussi bien les étudiants que les enseignants. Par ailleurs les membres du Bureau Fédéral Kamel Amroussia, Atef Ben Salem et Nizar Othmani ont été interdits d’accéder à la Faculté le 03/03/2004 sans aucune justification légale. Ayant voulu savoir les raisons de cette mesure, ils ont été de nouveau agressés et pourchassés du hall de l’administration de la Faculté sous les ordres du Secrétaire Général Béchir Ghdira.
Le même jour 03/03/2004 le président de l’Université du Centre Mohamed Ali Hamza a décidé le retrait de l’inscription de l’étudiant Anis Ben Fraj qui a été interdit par la police d’entrer à la Faculté des Lettres et agressé par la police sachant qu’il n’y a été inscrit que tout récemment et suite à une grève de la faim qu’il a entamé le 05/02/2004 en protestation contre sa révocation illégale de la Faculté des Lettres de Sfax.
Ceci étant, nous les étudiants soussignés, annonçons à l’opinion publique estudiantine et nationale ce qui suit :
1 - notre ferme attachement au droit de Zied Kacem à l’inscription
2 - notre revendication de nous permettre de suivre nos études sans conditions préalables
3 - notre décision d’entamer une grève de la faim à partir du 08/03/2004 si les autorités ne satisferaient nos revendications légitimes.
Nous comptons sur l’opinion publique estudiantine, nationale et internationale qu’elles soient à nos côtés et qu’elles soutiennent notre lutte.
Vive les luttes du mouvement étudiant tunisien
Vive l’UGET libre, militante, indépendante et démocratique.
Kamel AMROUSSIA
Atef BEN SALEM
Nizar OTHMANI
Anis BEN FRAJ |