|
Dans Les Réfractaires, Jules Vallès disait : « Il existe de par les chemins une race de gens qui, au lieu d’accepter une place que leur offrait le monde, ont voulu s’en faire une tout seul, à coup d’audace ou de talent. » L’Audace mérite bien son nom. Contre vents et marrées, ce grand acquis de la cause démocratique, s’est forgé tout au long de ces tristes années de plomb en Tunisie, une réputation d’espace de vérité et de franc-parler rompant ainsi avec le discours monolithique d’État pratiqué à grande échelle dans « le pays de la censure ». En dépit des années de disette, des complotites, des tentatives de récupération, des concurrences déloyales, l’Audace est resté debout. Il continue à doter la résistance démocratique d’une force de frappe on ne peut plus efficace. A l’occasion du onzième anniversaire de ce journal, il faut saluer les efforts ininterrompus de son directeur, l’encourager à continuer ce grand combat pour la liberté et la démocratie et exhorter l’ensemble de l’opposition tunisienne à soutenir sans faille le journal dans ces moments difficiles. Merci à l’Audace d’avoir permis à la Tunisie de résister, d’oser et de ne jamais baisser les bras et perdre espoir. Avec l’audace de l’Audace, le talent du nouveau né (Le Tunisien), la parole libre des Tunisiens- notamment ceux de l’étranger- devra connaître des jours meilleurs. Enfin et inspiré par Danton (Discours du 2 - 9 - 1792 à l’Assemblée générale), je dirai : Messieurs, (et j’ajouterai) mes dames, il faut de l’audace, encore de l’audace et toujours de l’audace et la Tunisie est sauvée.
Chokri Hamrouni, responsable de la coordination du CPR Paris, le 03 février 2005
* Ne pouvant assister à la réunion de célébration du onzième anniversaire (vendredi 04 février), j’ai voulu à travers ce texte rendre hommage à l’action de Slim Begga à la tête de l’Audace depuis sa création. |