|
Le secrétaire général des Nations unies Kofi Annan a rendu hommage mardi à l’action des femmes contre le sida, à la veille de la Journée mondiale de la lutte contre le sida. "Le courage dont elles font preuve dans cette lutte n’a d’égal que le lourd tribut qu’elles paient à la maladie", a-t-il écrit. Dans ces conditions, "notre stratégie pour l’avenir doit être de donner aux femmes les moyens d’agir dans ce combat. Les véritables héros de cette guerre, c’est parmi elles qu’il faut les chercher, et il nous appartient de leur fournir l’arme de l espoir", lance M. Annan. "Ce sont les femmes qui montrent le plus grand courage et la plus grande créativité dans le combat contre le VIH/sida", "partout dans le monde, leur voix domine toutes les autres", estime le N°1 de l’ONU, soulignant que ces femmes et jeunes filles n’hésitent pas "à se dévouer et à parler publiquement afin d’améliorer la vie des autres, au risque, souvent, d’être victimes de préjugés, de sévices ou de violences". Les femmes, qui représentent environ la moitié des 39,4 millions de personnes séropositives ou malades du sida dans le monde (dont 25,4 millions en Afrique sub-saharienne), sont également les premières victimes de la pauvreté, prisonnières d’un cercle vicieux. "Toute une série de facteurs se conjuguent pour qu’il en soit ainsi : la pauvreté, les atteintes et les violences dont elles sont victimes, le manque d’informations, les pressions exercées par des hommes plus âgés et le fait que des hommes entretiennent parallèlement plusieurs relations sexuelles, qui fait que les jeunes femmes sont prises au piège dans un immense réseau de gens contaminés", explique Kofi Annan. Pour le secrétaire général de l’ONU, "la seule solution réside dans un changement positif qui donne aux femmes et aux filles plus de prise sur leur propre vie et plus de confiance en elles-mêmes, un changement qui transformera les relations entre les femmes et les hommes à tous les niveaux de la société". Ce changement, poursuit-il, "ne peut survenir que grâce à l’éducation des filles, à des réformes législatives et sociales, à une plus grande prise de conscience chez les hommes et à un plus grand sentiment de leurs responsabilités", afin de permettre aux femmes "d’assumer sans réserve leur rôle dans la lutte contre le VIH/sida".
The Associated Press Nations Unies 30 - 11 - 2004 |