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TUNISIE - 24.02.2005
Abdallah Zouari, de l’hebdomadaire islamiste Al-Fajr (suspendu), a été renvoyé de l’hôpital de Zarzis, le 23 février au soir, alors qu’un médecin avait dans un premier temps ordonné son hospitalisation. En grève de la faim depuis 33 jours pour protester contre son éloignement administratif, le journaliste a aujourd’hui besoin d’un suivi médical quotidien.
Le 23 février à 16 heures, il avait été transporté d’urgence à l’hôpital auxiliaire de Zarzis, suite à un malaise. Après quelques tests médicaux, le cardiologue de service avait signé l’avis d’hospitalisation de M. Zouari. Les formalités administratives terminées, une infirmière avait apporté un brancard pour l’amener à sa chambre.
Vers 22 heures, le cardiologue est revenu sur sa décision et a demandé au journaliste de rappeler ses proches, qui avaient déjà quitté l’hôpital, pour qu’ils viennent le chercher. Face à l’incompréhension de M. Zouari, le médecin lui a expliqué que l’hôpital était « surpeuplé », qu’il y avait des cas plus graves à soigner et qu’il n’y avait donc pas de place pour lui. Le médecin a remis au journaliste un cocktail de médicaments pour « soulager ses souffrances » et l’a renvoyé à son domicile de Zarzis.
Un médecin, cité par l’AFP, a constaté que M. Zouari « se déplaçait avec des béquilles, avait perdu 9 kg et commençait à montrer des troubles neuro-végétatifs ».
Le 9 février dernier, Abdallah Zouari avait passé cinq heures sous perfusion intraveineuse, à l’hôpital de Zarzis, à la suite d’une importante chute de tension. Cet établissement public n’avait déjà pas voulu le garder en observation alors que son état l’exigeait, d’après son médecin personnel.
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