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Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
33 rue Mokhtar Atya, 1001 Tunis
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Fax : 71 351 871
Tunis, le 13.10.2005
Le père du prisonnier politique Nasser Bejaoui nous a informés que son fils avait été violemment frappé le 7 octobre 2005 par des agents pénitentiaires de la prison de Borj Er Roumi, coups supervisés par le directeur de la prison, Imed Ajmi, après qu’il eût informé son père qu’il continuait sa grève de la faim depuis le 16 septembre et qu’il l’eût exhorté à contacter son avocate, Maître Saïda Akrami, et à lui demander d’extraire un exemplaire des jugements prononcés à son encontre et de demander au ministère de la Justice de joindre les affaires ; tous les jugements prononcés contre lui l’ont été pour les mêmes faits « appartenance au parti Nahdha ». Dès que l’agent chargé de la surveillance et de l’écoute l’entendit, il s’agita et le fit sortir violemment en lui tenant des propose grossiers et menaçants « tu vas voire ce qu’on va te faire ». Il sollicita le concours de collègues et ils l’évacuèrent sous une tempête d’injures, de coups de poings et de pieds, les cris de son fils et ceux des agents parvenant jusqu’aux oreilles du père. La semaine suivante, son père tenta de lui rendre visite. Au bout d’une heure d’attente, il fut mis dehors par le directeur de la prison qui l’informa que son fils avait été puni.
Par ailleurs, Monsieur Abdelmajid Bouhjila, père du prisonnier politique Abdellatif Bouhjila, nous a informés que son fils avait été agressé par le directeur de la prison du 9 avril et des agents qui le neutralisèrent et tentèrent de le contraindre à cesser sa grève de la faim, en introduisant de force du lait dans sa bouche et en l’agressant à coups de pieds de poings et en utilisant des bâtons. Il en est résulté une perte d’audition au niveau d’un oreille.
L’AISPP a appris que les familles de ces deux prisonniers avaient respectivement déposé plainte auprès des procureurs de la République de Tunis et de Bizerte, contre les directeurs des prisons de Bizerte et du 9 avril à Tunis.
L’AISPP condamne ces traitements et méthodes sauvages employés contre des prisonniers politiques et exige qu’y soit mis un terme et que soit reconnu à ces derniers le droit à la liberé d’expression. Elle exige des poursuites contre les auteurs avérés de ces agressions et crimes.
Le président de l’Association
Maître Mohammed Nouri
(traduction ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT) |