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Libérez Maître Mohammed Abbou
Association Internationale de Soutien aux Prisonniers Politiques
33 rue Mokhtar Atya, Tunis
Sauvez la vie d’Abdellatif Bouhjila et Abdelmajid Ghidhaoui et celle de tous les prisonniers d’opinion enfermés dans les prisons avant qu’ils ne rejoignent la liste des torturés et des victimes des sévices et de l’oubli délibéré dans les prisons tunisiennes
L’AISPP a appris que le prisonnier politique Abdelamajid Ghidhaoui, détenu à la prison civile de Tunis, avait commencé une grève de la faim il y a deux semaines, pour exiger des soins à la suite d’une maladie contractée en prison et pour pouvoir recevoir des visites directes de ses enfants et jouir des droits élémentaires garantis par la loi sur les prisons.
Le prisonnier politique Abdelmajid Ghidhaoui purge une peine de 22 ans d’emprisonnement, prononcée à l’issue de son procès dans l’affaire 76110 devant le tribunal militaire en août 1992. Il n’a pas eu droit à un procès réunissant les conditions d’un procès équitable.
La famille du prisonnier a dit que n’ayant pu lui rendre visite le 19 juillet 2005, son frère a dû demander un rendez-vous avec le directeur de la prison civile de Tunis et après une attente de plusieurs heures, l’administration lui a fait savoir que son frère était puni et ne pouvait recevoir de visite.
L’AISPP a su aussi que le prisonnier politique Abdellatif Bouhjila continuait sa grève de la faim commencée la première semaine du mois de juillet 2005. Sa famille a dit n’avoir pu lui rendre visite les 7, 19 et 26 juillet 2005, l’administration prétextant que le prisonnier refusait les visites.
Le prisonnier politique Abdellatif Bouhjila, incarcéré à la prison civile de Tunis, purge une peine de privation de liberté de 11 années, pour appartenance à une association non reconnue dans l’affaire dite des « Ansar », prononcée à l’issue d’un procès n’ayant pas réuni les conditions d’un procès équitable.
Le prisonnier politique Abdellatif Bouhjila a déjà mené de nombreuses grèves de la faim qui, additionnées, sont d’une durée de plus de sept cent jours, pour exiger l’amélioration de ses conditions d’incarcération, des soins, le rapprochement du lieu de résidence de sa famille et pour protester contre le verdict inique prononcé à son encontre par le tribunal.
L’AISPP exhorte par cet appel toutes les associations, organisations nationales ou internationales luttant pour les droits de l’homme et contre la torture et la détention arbitraire, tous les militantes et militants sincères et tous les citoyens libres à sauver la vie des grévistes de la faim qui ont été privés de leurs droits élémentaires.
Tunis, le 26/7/2005
Pour l’association
La secrétaire générale, Maître Saïda Akremi
(traduction ni revue ni corrigée par les auteurs de la version originale, LT) |