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Nous, membres de la famille Chniter, lançons cet appel à la justice tunisienne et à toutes les parties concernées, aux organisations de droits de l’homme et à quiconque pourrait intervenir et sauver la vie de notre fils Mabrouk Chniter dont l’état de santé a atteint un stade critique.
Il y a une semaine, Mabrouk a été transporté à l’hôpital central de la ville de Médenine dans le sud de la Tunisie, mais son état est encore à cause de la grève de la faim qu’il avait commencée le 21 juillet 2005 à la prison de Harboub et qu’il n’a toujours pas arrêtée.
La grève de 27 jours de notre fils Mabrouk appuie sa revendication de confusion des peines et pour protester pour avoir été condamné à deux reprises (à 13 ans et à 5 ans) pour un seul chef inculpation : son appartenance au mouvement de la Nahdha. Il pourrait être libre aujourd’hui, ayant purgé sa peine de treize années, or il est toujours enfermé, et ce, depuis près de quatorze ans.
Nous lançons cet appel car nous espérons du chef de l’Etat et des autorités tunisiennes concernées qu’ils interviendront pour :
- Autoriser sa famille à lui rendre visite, à s’assurer de son état de santé à l’hôpital et à lui venir en aide
- Autoriser des représentants d’associations à lui rendre visite et à lui parler pour le convaincre d’arrêter sa grève
- Que ses peines soient confondues et que sa condamnation de cinq années soit par conséquent annulée.
- Libérer notre fils Mabrouk qui a terminé sa peine depuis octobre 2004
Et pour sauver la vie de notre fils Mabrouk, nous l’exhortons à mettre un terme à sa grève de la faim commencée le 21/07/2005, à prendre ses médicaments et respecter le régime qui lui a été prescrit, car il est maintenant menacé de handicap, de paralysie.
Pour la famille Chniter
Mohsen Chniter
Genève-Suisse
chnitermohsen@hotmail.com
0041788532959
Source : site Nahdha.net du 16 août 2005, repris par Tunisnews du 16 août 2005
(Traduction ni revue ni corrigée par l’auteur de la version en arabe, LT) |