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Sa famille ignore ce qu’il est devenu
On est sans nouvelles de ce prisonnier, condamné à quatre ans d’emprisonnement pour surf sur le net, et qui a commencé une grève de la faim le 16 septembre 2005, pour exiger sa libération. Sa famille a été empêchée de lui rendre visite à deux reprises après le 14 octobre, au prétexte qu’il était puni. La dernière visite remonte au 7 octobre. Ils avaient alors remarqué la détérioration de son état. Il avait commencé sa grève de la faim alors qu’il était incarcéré à Borj El Amri, l’avait suspendue pendant vingt jours puis l’avait reprise dans la même prison le 16 septembre. C’est alors qu’il avait été transféré à la prison de Borj Er Roumi à Bizerte.
Son frère a tenté à plusieurs reprises de rencontrer le juge d’exécution des peines du Tribunal de première instance de Bizerte, mais en vain. La LTDH craint pour sa vie, en raison de ses grèves de la faim à répétition, des mauvais traitements, comme l’agression qu’il a subie lorsqu’il était à Borj El Amri, perpétrée par le chef de l’aile D4 de la dite prison.
Ces pratiques sont monnaie courante à l’encontre des prisonniers politiques en grève de la faim. La LTDH exige la libération immédiate du prisonnier Ali Bettibi, de même que celle de tous les prisonniers politiques.
(source : Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme, flash infos du 22.10.05)
(traduction d’extraits, ni revue ni corrigée par les auteurs de la version en arabe, LT) |