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SOLIDARITE TUNISIENNE
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Aubervilliers le 23 septembre 2005
La situation des prisonniers politique en Tunisie continue de se dégrader de jour en jour malgré les engagements pris par les autorités Tunisiennes après la diffusion du rapport de HRW en mois d’avril dernier suivi par la visite au prisons de la croix rouge internationale
Des appels de détresse se multiplient ses derniers mois par plusieurs prisonniers politiques signalant que leur vie carcérale est devenue insupportable.
Le recours à la grève de la faim est devenu le seul moyen pour ces prisonniers pour protester contre cette vie carcérale inhumaine et revendiquer leurs libérations après 15 ans d’emprisonnement.
Devant un régime qui fait la sourde oreille à tous les appels lancés. Le cas de monsieur Mohamed Akrout prisonnier politique en isolement (avec deux autres prisonniers) dans la prison de Sfax qui est en grève de la faim depuis le 25 août dernier, juste pour mettre fin à la confiscation de son courrier envoyé par sa famille.
Pour monsieur Akrout, le courrier est le seul moyen de communication avec les membres de sa famille, vu leurs visites rares par manque de moyen. (140 Km de son domicile familial).
D’après les déclarations d’un membre de sa famille qui lui a rendu visite le samedi 17 septembre, l’autorité pénitentiaire continue d’ignorer l’état de santé de monsieur Akrout ainsi que sa simple revendication.
Très affaibli, monsieur Akrout a confié à sa famille qu’il n’arrêtera pas sa grève de la faim que lorsque sa revendication soit prise au sérieux par les autorités pénitentiaires.
A la prison de Mahdia (200 Km sud de Tunis), depuis une semaine, sept des prisonniers politiques en isolement ont entamés une grève de la faim pour revendiquer leurs libérations : Mrs Hmadi Jebali, Abdelhamid Jelassi, Gssouma, Zine Elabidine Ataya, Bouraoui Makhlouf, Chokri Naccach et Hédi GHALI.
Le mouvement de la grève de la faim, se déroule ses derniers jours même en dehors des prisons, comme le cas du journaliste Abdallah Zouari, en grève de la faim depuis le 23 août dernier pour revendiquer ses droits de vivre avec sa famille et mettre fin a cette mesure de déportation injuste qui dure depuis sa libération.
Adel Thabti ancien prisonnier politique, syndicaliste, membre dirigeant de l’union général tunisien des étudiants, dissout par les autorités depuis 1991, vient d’entamer une grève de la faim depuis le 05 septembre 2005 pour revendiquer ses droits d’étude. Depuis sa libération il ne cesse de rappeler le ministère de l’éducation son droit de finir sa maîtrise en histoire.
A deux mois de la "SMSI", le régime tunisien continue sa politique de mort lente vis a vis des prisonniers politiques.
Les événements vécus ces derniers jours, citant l’annulation des congrès de la ligue de défense des droits de l’homme et du syndicat des journalistes.
Solidarité tunisienne, considère que cette politique de blocage total menée par le régime tunisien met en question l’utilité de la participation des organisations internationales au sommet prochain.
Nous rappelons que le régime tunisien a pris des engagements après la diffusion du rapport de HRW pour mettre fin à l’isolement des prisonniers politiques et pour améliorer la vie carcérale des prisonniers, les grèves de la faim entamées ces derniers jours prouvent que la situation n’a pas connue de changement.
Secrétaire général
Fathi ENNAES |