|
Un juge fédéral américain a condamné à une peine de prison jeudi pour outrage à magistrat une journaliste du New York Times qui a refusé de dévoiler ses sources dans une affaire de fuites impliquant la Maison Blanche. Le juge Thomas Hogan a maintenu sa condamnation en dépit de l’appel interjeté par la journaliste Judith Miller, en arguant que la Cour suprême, dans ses décisions, statue de manière claire que le Premier amendement de la Constitution américaine n’accorde pas aux journalistes d’immunité concernant leurs sources confidentielles. Judith Miller - et d’autres journalistes - avait été assignée à comparaître par le procureur Patrick Fitzgerald chargé d’enquêter sur des fuites concernant l’identité d’un ancien agent de la CIA, Valérie Palme, épouse de Joseph Wilson. Ce dernier, ancien ambassadeur américain, a attribué ces fuites à la Maison Blanche, en représailles à ses propos affirmant publiquement que l’Irak ne cherchait pas à acquérir de l’uranium enrichi. "C’est tout simplement effrayant qu’en faisant mon travail et en parlant à des employés du gouvernement sur des sujets publics, je puisse être privée de ma liberté et de ma famille", a déploré Mme Miller dans un communiqué.
Agence France-Presse 07 - 10 - 2004 |