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Le Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT)
Chassez le naturel, il revient au galop Hamma Hammami, victime d’une agression en pleine rue
Alors qu’il se trouvait dans la région de Ben Arous, où il venait de rendre visite à un ami, Hamma Hammami, porte-parole du PCOT, est accosté par un agent de police en civil qui lui demande sa carte d’identité. Alors que Hamma lui demande de lui montrer sa carte professionnelle, un autre agent arrive, par derrière, brandissant des menottes, et se met à lui asséner des coups sur le cou et sur le dos. Les insultes accompagnent ces actes auxquels des passants assistent, ébahis. Des personnes, notamment une vieille dame, se sont alors mises à protester contre ces actes, exigeant que les agents de cesser d’agresser Hamma et de lui rendre ses papiers. Tout ceci est accompagné par des insultes et un langage ordurier, auxquels cette faune d’un autre âge est habituée. Puis arrive l’ordre de lâcher Hamma dont les lunettes sont brisées et la chemise déchirée. Mais, en partant, les agents oublient de restituer à Hamma les 60 dinars qu’ils lui ont enlevés de sa poche. C’est tout dire.
Le PCOT, parti non reconnu, dénonce cette agression qui témoigne de la volonté du régime de faire régner un climat de terreur pendant la période électorale ». Mais, nous lui promettons que, de pareils actes qui témoignent contre leurs auteurs, ne nous empêcheront pas de participer comme par le passé à la lutte contre la dictature de Ben Ali. Et c’est en parti, conscient de sa responsabilité historique, que le PCOT qui, rappelons le, a appelé au boycott des élections, oeuvrera, aux côtés des autres formations politiques libres à dénoncer les pratiques fascistes d’un régime qui ne comprend toujours pas que les petits dictateurs n’ont jamais réussi à arrêter la marche de l’histoire.
PCOT - Tunis 11 - 10 - 2004 |