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L’opposant tunisien Hamma Hammami s’est plaint d’avoir été agressé lundi sur la voie publique par un policier qui lui aurait asséné des coups sur le cou et le dos à l’aide de menottes. Selon un communiqué du Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT, extrême gauche, non reconnu), dont M. Hammami est le porte-parole, l’incident s’est produit à Ben Arous (banlieue sud de Tunis). Alors qu’un policier lui demandait sa carte d’identité, "un autre agent, arrivé par derrière, lui a asséné des coups sur le cou et le dos, proférant des insultes devant des passants", ajoute le communiqué. M. Hammami dit avoir eu les lunettes brisées et la chemise déchirée. Et les agents "ont oublié de lui restituer les 60 dinars (40 euros) qu’ils lui ont enlevé de sa poche", a-t-il ajouté. De sources officielles, on démentait catégoriquement cette version des faits : il ne s’agissait que d’un contrôle de routine dicté par "l’apparence suspecte d’une personne qui portait un chapeau dissimulant son visage et tenait un sac dans chaque main". Hamma Hammami, après avoir été "prié de décliner son identité, a poursuivi son chemin", poursuivait-on de mêmes sources. "L’intéressé n’a subi aucune violence ou mauvais traitement. Toute allégation contraire est infondée", affirme-t-on côté officiel. Condamné en février 2002 à deux ans et trois mois de prison pour divers délits liés à son appartenance au PCOT, M. Hammami, époux de l’avocate et militante des droits de l’Homme Radhia Nasraoui, a bénéficié moins d’un an après d’une libération conditionnelle. Comme deux autres formations de l’opposition, une légale et l’autre non reconnue, le PCOT appelle au boycott des élections présidentielle et législatives du 24 octobre.
Associated Press Tunis - 12 - 10 - 2004 |