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 Hamma Hammami, chef du Parti communiste des ouvriers tunisiens (PCOT, opposition non reconnu) a affirmé avoir été agressé par deux policiers qui l’ont frappé, dans une déclaration mardi à l’AFP. Le chef de cette formation d’extrême gauche a indiqué qu’il se trouvait lundi à Ben Arous (sud de Tunis) lorsqu’un agent de police en civil lui a réclamé sa carte d’identité. "Je lui ai demandé de montrer sa carte professionnelle mais un autre agent est arrivé par derrière, brandissant des menottes, qui m’a asséné des coups au dos et au cou", selon Hamma Hammami. "Quand l’ordre a été donné de me lâcher, mes lunettes étaient brisées, ma chemise déchirée", a dit Hamma Hammami, époux de Radhia Nasraoui, avocate et militante tunisienne des droits de l’Homme. Interrogées par l’AFP, les autorités tunisiennes ont affirmé que M. Hammami a été l’objet d’un "contrôle routinier de police" à Ben Arous, en raison d’une "apparence suspecte du fait qu’il portait un chapeau dissimulant son visage et avait un sac dans chaque main". Mais ce contrôle n’a donné lieu à "aucune violence ou mauvais traitement", a-t-on affirmé de source officielle à Tunis. Dans un communiqué, le PCOT dénonce vivement l’agression contre son chef et le climat orchestré, selon lui, par le pouvoir en cette période, alors que des élections présidentielle et législatives doivent avoir lieu le 24 octobre. Le président sortant, Zine El Abidine Ben Ali, assuré d’être réélu, se présente pour un quatrième mandat face à trois candidats de l’opposition reconnue par le pouvoir. Le PCOT dirigé par Hamma Hammami, en liberté conditionnelle depuis deux ans après avoir été emprisonné à la suite d’un procès mettant fin à des années de clandestinité, a appelé au boycott de ces élections. Trois partis d’opposition, dont deux légalement reconnus, le Parti démocratique progressiste (PDP) et le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL) ont protesté contre "l’agression perpétrée par la police" contre M. Hammami et réclamé l’ouverture d’une enquête.
Agence France-Presse Tunis - 12 - 10 - 2004 |