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Le verdict à l’encontre de deux frères du journaliste dissident Taoufik Ben Brick, Jallel et Nejib, jugés pour des "délits de droit commun", a été reporté au 4 novembre, a indiqué vendredi M. Ben Brick à l’AFP.
Les deux hommes ont comparu jeudi devant le Tribunal correctionnel de Tunis qui avait mis l’affaire en délibéré, selon leurs avocats qui pensaient que le verdict serait connu dans les 24 heures.
Arrêtés le 22 septembre après une bagarre dans un café-bar du centre de Tunis, les deux hommes ont été inculpés d’atteinte aux biens d’autrui, violences graves et détention d’armes blanches.
Lors de l’audience de jeudi, les avocats des deux accusés ont qualifié les délits qui leur étaient reprochés d’"imaginaires" d’autant qu’il n’y a pas eu, selon eux, de "constitution de partie civile" et ils ont plaidé pour la relaxe de leurs clients.
Selon une source officielle interrogée par l’AFP, Jallel et Nejib Zoghlami "en état d’ébriété manifeste" avaient "provoqué des altercations avec les clients d’un bar avant d’en venir aux mains..."
"Ils se sont emparé de trois couteaux (avec lesquels ils ont) menacé des passants", selon la même source.
Taoufik Ben Brick, interrogé par l’AFP, a affirmé, pour sa part, que ses deux frères avaient été l’objet d’une "provocation manifeste". Selon lui, "il n’y a pas eu de bagarre de leur fait, ils ont été pris à partie par un groupe d’individus leur cherchant querelle à tout prix", a-t-il affirmé.
Jallel, activiste trotskiste, s’apprêtait, selon son frère et son avocat, à faire reparaître un journal clandestin extrêmement critique envers le régime et il devait également déposer une demande d’inscription à l’Ordre des avocats.
Agence France-Presse
Tunis - 29 - 10 - 2004 |