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Bonjour, sans excuser les actes imbéciles de ces derniers mois, je voudrais soumettre a votre réflexion ces quelques lignes. Les valeurs propres des Corse ont été forgées par une résistance incessante, difficile, souvent contradictoires à toutes les nombreuses entreprises colonialistes. Liberté et Justice ! Ils étaient compris comme hospitaliers, comme les gardiens d’une terre à la vocation naturelle de droit d’asile. Tout à coup les voilà présentés comme un guêpier de racistes dans une énorme orchestration médiatique. Ils sont obligés de se justifier. Le vocable raciste est de nos jours appliqué extensivement à tous ceux qui rejettent a tort ou a raison " l’étranger ", "l’autre", "l’allogène", celui qui n’est pas né dans le pays ou qui l’habite depuis peu. Il y a confusion et manipulation. Le problème Corse est celui de la survie de l’identité d’un peuple mis à mal par le travail de sape du jacobinisme de la république. L’ascenseur social qu’elle lui offre doit se faire dans la culture dominante au détriment de la culture Corse collective. Individuellement, les "indigènes" peuvent parler dans le privé. Légalement, leur culture n’est pas reconnue, ce qui revient à leur nier le droit d’exister avec le temps. Les manoeuvres du colonialisme ont refusé reconnaître le peuple Corse et ses droits, ont volontairement affaibli son identité, sa démographie et son économie. Le solde migratoire déficitaire actuel favorise ces dérives. Il faut les dénoncer et contenir ceux qui y succombent mais ce qui est ignoble c’est la manipulation faite pour laisser croire au monde entier que ce serait le nationalisme Corse qui serait par nature porteur de germes racistes. L’Etat français joue au apprenti sorcier, il en sera pour ses frais. Dans un tel domaine on ne peu tricher impunément longtemps. Le problème démographique est une blessure pour le peuple Corse. Qu’on donne au peuple Corse sa langue, qu’on lui permette d’avoir prise sur son destin, que l’exil cesse et que la diaspora puisse revenir, l’angoisse effacée, l’espoir retrouvé, ce peuple deviendra ce qu’il est, le refuge de tous les malheureux, dans le respect de leur dignité, les malheureux et non les occupants a qui il faut céder la place.
L’immigration, problème politique Le racisme une aberration |