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En février 2003, un groupe de jeunes gens étaient poursuivis et arrêtés à proximité de la frontière avec l’Algérie, pays où ils comptaient se rendre. Des arrestations se poursuivaient en d’autres points du territoire, assorties de leur cortège de violations du droit : torture, menaces de viol, dépassement de la durée de la garde à vue, falsification des dates et des lieux d’arrestation sur les procès verbaux, arrestation et mauvais traitements de leurs proches. *
Le 9 juin 2004, ils étaient condamnés, dans le cadre de deux affaires, à de lourdes peines d’emprisonnement, pouvant atteindre seize ans, assorties de peine de contrôle administratif, pour « constitution et adhésion à une bande de malfaiteurs ayant pour but d’attenter aux personnes et aux biens afin de semer la terreur et l’épouvante », et autres « mise à disposition d’un local pour des réunions » ou « tenue de réunions non autorisées ».
Ils ont tous été écroués à la prison civile du 9 avril à l’exception de l’un d’entre eux, condamné par contumace. Le procès en appel qui devait se tenir le 27 novembre dernier, avait été reporté au 15 décembre. A la demande de la défense, le procès a été reporté et les deux affaires (5567 et 5572) auraient dû être examinées aujourd’hui, 5 janvier 2005. L’audience a été repoussée au 22 janvier prochain.
Luiza Toscane
05 - 01 - 2005
* Se reporter à l’article de Samir Ben Amor : « L’affaire de l’Ariana », Réveil Tunisien, 8 décembre 2004. |