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Des médias de gauche ont accusé l’influente chaîne de radio-télévision publique japonaise NHK d’avoir censuré à la suite de pressions politiques un documentaire consacré aux esclaves sexuelles asiatiques de l’armée nippone pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon le quotidien de gauche Asahi Shimbun, NHK a consenti à supprimer plusieurs séquences de ce documentaire de 2001 à la suite de l’intervention de deux dirigeants du Parti Libéral Démocrate (PLD, conservateur) au pouvoir. L’affaire "souligne les relations de proximité entretenues entre NHK et la classe politique parce que la chaîne a besoin de l’approbation du Parlement pour faire voter son budget annuel", a commenté l’Asahi. Les deux responsables du PLD ont reconnu avoir rencontré la direction de NHK à propos du documentaire controversé, et lui avoir demandé d’être "objective", mais ils nient avoir exercé des pressions. NHK a également farouchement démenti, accusant le quotidien de "distorsion des faits", et réclame des excuses et un "rectificatif" à l’Asahi qui possède par ailleurs une chaîne de télévision rivale. Les grands quotidiens de droite --Yomiuri et Sankei Shimbun-- ont volé au secours de la radio-télévision d’Etat, véritable institution qui a longtemps joui d’une grande réputation et considération, à l’instar par exemple de la En revanche, l’Asahi a reçu l’appui du quotidien de centre-gauche Mainichi Shimbun. Le NHK, souvent accusée d’arrogance par ses détracteurs, a été récemment éclaboussée par plusieurs scandales, des membres du personnel ayant notamment dérobé des redevances de spectateurs, falsifié des reçus et accepté le remboursement de notes de frais sans être jamais partis en reportage.
Agence France Presse 15 - 01 - 2005 |