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 L’avocat de Catherine Deneuve a confirmé dimanche que l’actrice avait perçu des sommes en 2002 de l’homme d’affaires algérien Rafic Khalifa, mais souligne qu’il ne s’agit pas d’une infraction et déclare que la star n’est "pas une femme d’argent". "Elle reconnait avoir reçu des sommes d’argent, ce qui ne constitue en rien une infraction pénale. Sa position est claire, elle assumera toutes ses responsabilités", dit Me Hervé Temime au Parisien. Lors d’une audition à la police vendredi, la star a admis avoir accepté 45.700 euros en espèces pour sa venue en février 2002 à un match de football à Alger opposant l’Olympique de Marseille à l’équipe nationale d’Algérie, puis 40.000 euros en liquide en septembre 2002 pour sa présence à une fête de lancement de la chaîne Khalifa TV à Cannes. Elle est ainsi revenue sur ses déclarations lors d’une première audition à la police le 5 janvier, où elle parlait de remboursement de frais mais niait toute rémunération de l’homme d’affaires algérien, aujourd’hui en fuite à l’étranger. Selon Me Temime, la comédienne "craignait la publicité". Catherine Deneuve pourrait aussi avoir décidé de parler avant une possible confrontation avec un proche de Khalifa, Mohamed Chachoua, à l’origine des révélations. Me Temime laisse entendre que sa cliente n’a pas déclaré ses gains au fisc. "Si ce n’est pas le cas, c’est un problème purement fiscal et qui n’a pas de connotation pénale", dit-il. "Catherine Deneuve n’est pas une femme d’argent, ce n’est pas une femme intéressée par l’argent, elle n’a pas mené sa carrière dans le but de se constituer un patrimoine", explique-t-il. Catherine Deneuve était interrogée par la police à la demande d’une juge de Nanterre, saisie d’une information judiciaire pour "banqueroute, abus de biens sociaux et blanchiment de capitaux" à la suite de la faillite en juillet 2003 de la compagnie aérienne Khalifa Airways, un des éléments du groupe Khalifa. Pour l’instant, la justice semble exclure tout délit dans le versement de ces sommes, qui ne constitueraient pas des abus de biens sociaux juridiquement. Dans ce dossier, Gérard Depardieu a aussi été entendu comme témoin mercredi dernier. Selon le Monde, il aurait admis avoir touché 30.500 euros en espèces pour assister au match entre l’OM et l’Algérie.
Reuters - Paris 16 - 01 - 2005 |