Dans ces pays de paix, et de mille beautés
Il y’a beaucoup de pervers, et des enculés
Ils l’ont foutu par terre, et bien tabassé
Ils sont tous les mêmes, ces chiens enragés
Un haineux est un haineux, en Baltique ou à Konakré
Ne lui parle plus de paix et de droits de cité
Quand il viennent de loin, il sont fascinés
Par la gentillesse et le sourire falsifiés
Mais derrière se cache une incapacité
D’accepter la différence, de comprendre ce que tu es
Il lui tapait la tête, et n’arrête pas de crier
C’est un Marocain, c’est un enculé
Alors la mort, il l’a vue, et maintenant, il sait ce que c’est
Être loin de chez soi, mal dans sa peau et humilié
Je vous parle d’un fait, y’a qu’à se réveiller
Voir la vie en face, là ou vous habitez
Et moi jamais je n’arrête, de protester
Contre l’injustice, et ce que vous vivez
Pourquoi tu m’a frappé ? J’ai la haine dans le cur
C’est ce qu’il lui a annoncé
Ce putain de malade de flic, bien cultivé
Il a demandé à boire, mais au lieu,
De lui donner une goutte, il l’a encore cogné,
Dis-moi je t’en supplie dis-moi, est-ce cela ne me reste pas
Comme une épine dans le cur, un très mauvais pas
Il avait beaucoup à dire, mais vaut mieux l’arrêter
Sinon ils vont le prendre pour quelqu’un
Qui aime se plaindre, un déraciné
Moi je dis au diable, un être humain doit être respecté
Et dans la détresse bien assistée, c’est ça la terre que
J’aime et toujours respecté
À cause de quelques hommes en faiblesse, on a risqué
De payer la peau des fesses, mais cette fois ça a été
Et si tu me laisses, la ville je la nettoierai
Avec la délicatesse, la gentillesse, celle qui est vraie
Que jamais je ne laisse, même si vous me détestez
Ma force et ma faiblesse sont bien emmêlés ...