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Ami,
Que puis-je dire
Que puis-je écrire
Pour apaiser mon cur ?
Comment ai-je pu
Quand je l’ai su
Contenir mes pleurs ?
Tu es parti
Endolori
Déçu par les menteurs
Ami,
Au bled, tu sais,
Rien n’a changé
Le jasmin est en fleurs
Larmes, toujours,
Un peu d’humour
Et l’éternelle peur
Des minuscules
Ridicules
Qui calculent sans pudeur
Parfois, pourtant
Clopin-clopant
Un peu de baume au cur
De mères, de pères
De femmes, de surs
Mais sans aucune chaleur
Ami,
Que reste-t-il
De ces subtils
Instruments destructeurs
L’enthousiasme
Le sarcasme
Qui faisaient notre bonheur ?
De la passion,
Un lumignon
Veillera notre torpeur
Decepticus
Qui soutient, mordicus,
Le parti des rêveurs... |