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A Nabil Ouaer
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| A tous les prisonniers d’opinion qui croupissent encore dans leurs sombres cachots, à leurs compagnes qui souffrent en silence depuis voici bien plus de 13 ans, à leurs familles, j’offre ces vers composés à l’ombre, alors que j’étais séparé de celle que j’aime... |
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A l’amour de mon cur, à l’amour de ma vie
A l’amour de mes jours, à l’amour de mes nuits
A l’amour de toujours, à l’amour pour la vie
A l’amour des amours qui ne sont que par lui
Une nouvelle saison commence dans le gris
Des lourds nuages chargés des larmes si chères,
Des perles, qui coulent sur les joues roses de ma mie
Aux yeux si doux, si tendres, au regard si clair
Mon coeur d’amour trop plein déborde de larmes
Que ne suis-je au bord de l’océan infini
De ton amour que tes si beaux yeux incarnent
Pour boire, assoiffé, de ta coupe à la lie
Que n’es-tu au bord du mien fruit de la passion
Pour à sa berge poser tes lèvres vermeilles,
Et les y humecter de ma folle passion
Pour celle qui, en ce monde, n’a pas sa pareille
Le ciel se dégage, le soleil apparaît
Par ses doux rayons dorés il nous appelle.
Par les larmes de l’amour brûlant purifiées,
Nos âmes fusionnent dans l’étreinte éternelle
Les arbres autour de nous perdent leur feuillage
Jaune, caduque, s’envolant au moindre vent
Mais le nôtre éternellement vert sans âge
Les plaint du haut de sa cime avec compassion
Ses racines profondément ancrées au fond
De notre océan sans fond qui, d’une eau pure,
Cristalline et douce l’abreuve et son tronc,
Laissent couler leur sang le long de leur nouures
Ses feuilles ombrageuses en curs pleins d’amour
Se gorgent de la lumière crue caressant
La sève d’amour pur qui le sillonne pour,
Dans un flux éternel la semer à tous vents
La source intarissable qui le nourrit
Telle un volcan qui offre sa lave, son sang
Impatiente, pulsant sa passion, elle jaillit
Laissant s’écouler un flot de doux sentiments
Et l’amour incandescent fougueux et brûlant,
Aux douces caresses des vagues souriantes,
S’élève au ciel rejoindre les nuages blancs
Et retombe en pluie fine rafraîchissante
Dont le clapotis chante de sa musique,
Comme la belle voix de David les psaumes,
Les louanges de Dieu, l’Amour fantastique
Et nos prières pour le bonheur des Hommes
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Decepticus 4-07-2004 |
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