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« L’opposition pour ses vingt ans
Est la plus ingénue des enfants
Son bel amant, le prince dormant
La shoote sur son cheval blanc
Elle oublie le temps
Mais pas les palais d’argent
Pour ne pas voir qu’un nouveau jour se lève
Elle ferme les yeux et dans ses rêves
Elle part, jolie petite histoire (2x)
L’opposition pour ses trente ans
Est la plus triste des mamans
le piège était bien trop grand
Elle est tombée en plein dedans
Elle a vu les droits de l’homme blanc
Loin d’elle clandestiner ses enfants
Elle mange ses derniers espoirs
il est déjà trop tard
Emmitouflée dans son cafard
Maintenant elle fait le trottoir
Elle part, jolie petite histoire (2x)
Dix ans de cette vie ont suffit
A la changer en tapis
Quand un sommeil infini
la vieille opposition voit finir sa vie
Les lumières dansent
Dans son ambulance
Mais elle tue sa dernière chance
Tout ça n’a plus d’importance
Elle part
Fin de l’histoire
Notre père qui êtes si vieux
As-tu vraiment fais de ton mieux
Car sur la terre et dans les cieux
Tes anges n’aiment pas devenir vieux ».
On a la haine des vieux !
Nan, je ne veux pas dire qu’on hait les vieux. Je veux
dire qu’on a attrapé leur haine. Leur colère, leur
frustration un rien exacerbée. Merci bien pour
l’héritage.
On devient vieux alors sans s’en rendre compte ? Il y
a bien le sens de l’humour comme thermomètre mais avec
tous ses degré je ne suis pas sur qu’on y retrouve
toujours ses petits dans notre dialogue non virtuel
mais aveugle.
Incroyable.
On attend comme des cons à se demander ce qu’on attend
et pourquoi on l’attend en vomissant le présent, en
haïssant le passé et en niant le futur.
Pourtant on l’a sous les yeux le futur.
Le chantier démocratique.
Il est là notre avenir.
Le plus bel atelier d’écriture populaire et collectif.
Un idéal.
Un idéal de vieux fait par des jeunes.
Mon Dieu.
« Notre père qui êtes si vieux
As-tu vraiment fais de ton mieux
Car sur la terre et dans les cieux
Tes anges n’aiment pas devenir vieux ».
Waou ...
J’aime beaucoup ces mots de Téléphone (groupe tataboum-rock français)
Comment veux-tu parler de ces concepts français ?
Hein ?
Bah oui c’est Chirac qui l’a dit. Il ne faut pas
confondre les droits de l’homme tunisien avec les
droits de l’homme blanc.
Les premiers ont le droit de manger, les autres ont le
droit de ne pas voter.
Que des vieux, je te dis.
Le Chantier Démocratique ? C’est tout de même pas « de
la confiture donnée à des cochons » .
Voilà, on ... je parle de droit comme il se doit
Je n’arrive même plus à métaphorer un de mes doigts.
Ah oui.
Le majeur.
J’y arrive.
Il faut que je l’exerce.
Le majeur ... curieusement est un doigt, pardon ... un
droit ... qui ne s’exhibe pas devant les plus vieux
maladroitement.
J’y suis arrivé. Et pourtant je suis gauche.
Avec mes dix droits.
Pouce.
Droit de ne pas être emprisonné pour rien.
Droit de dire, d’écrire, de mimer, de chanter faux et de le faire dire, écrire, mimer, et chanter faux, même pour rire et tout ça dans le même droit.
Droit de rire, donc.
Droit de se tromper, d’y renoncer, de se planter, de changer.
Droit d’aimer comme on aime.
Droit d’être ingrat, mesquin, con, rustre, borné, obtus mais pas le droit de le prosélytismer .
Et enfin
Droit d’écourter cette liste quitte à se faire mettre ... à l’index.
Wé !
Mes dix droits, je peux toujours les remettre entre demain et beaucoup plus tard.
Quand je serais vieux ?
Il ne sera pas trop tard ?
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