1 - Aziz
Solution : Le citoyen Tunisien fait face mes amis à des problèmes beaucoup plus existentielles que certaines effluves libertaires. On parle de gens surendettés, de familles pauvres sans revenu ou le chômage atteint dans certaines régions des pourcentages allant jusqu’à 25% et de jeunes sans formation, assez peu scolarisés pour avoir de l’espoir et des jeunes diplomés voire dans certains cas surdiplomés qui ou sont au chômage face à une économie en systéme de survie, soit sous payé etc. On parle de jeunes entrepreuneurs scolarisés conscients de la torture de la corruption qui sévit mais qui doivent faire face à des problémes de capitaux et à des dettes insurmontables ... Tout ceci nous mène à un seul point, mes amis... le Tunisien ne bougera jamais dans ce contexte il est trop tard ... car le Tunisien a peur que la défection de Ben Ali ne soit égale à un crash économique insurmontable pour une raison simple et précise : Quel leader CREDIBLE auriez-vous à proposer au TUNISIEN ? ? ? La solution, pas encore mes amis
Une idée FUTURISTE ? ? ? ? ? : C’est une excellennte idée et ferait de la révolte tunisienne une révolte pionnière : une cyberévolte ? ? ? ? ? Non ! Je crois que la science-fiction reste de la fiction nous ne sommes pas tous des techniciens de réseaux fibroscopitruc mais des jeunes des moins jeunes travailleurs étudiants chômeurs hommes, femmes, des monsieurs et des dames tout le monde qui ont décidé de se conscientiser politiquement ... Le fait est que si chaque tunisien ou Tunisiennes se politisaient également nous n’aurions plus à débattre ...
Mais à agir là est le problème
2 - Geta Nour
Re : Certes, certes : La théorie du chaos reste justement une théorie, une approche de son application, des approches plutôt, dans des situations apaisées, comme mai 68, la commune de Berlin, Zurich etc., son application suppose avant tout justement une société civile, avec des assises et des répéres puissants, syndicats indépendants dans tous les corps de métier, population ayant la pratique du refléxe contestataire sans que cela ne l’emmène devant les tribunaux d’exceptions, institutions assez puissantes pour que même dans une situation proche de la guerre civile, le pouvoir n’aura aucune possibilité d’appeler l’armée à son secours pour mater la révolte ect. Il faut commencer par construire les fondations, et définir ces "ON" c’est à dire ceux qu’il s’agit de convaincre à assumer ce combat.
Re : Eh TIZ, je ne te comprends plus mon ami : Je crois que j’ai compris qu’il voulait dire, à juste raison d’ailleurs, qu’il faut avoir une méthode et une discipline de travail, c’est la guerre totale contre Ben Ali, pas des petits braquages à gauche à droite, c’est un travail responsable et continu, si on décide, un exemple que je donne, que pendant un mois, chaque jour une équipe va trcter devant l’assemblée nationale, un mois c’est 30 jours, ce n’est pas 28 ... si on décide ... on se tient à la décision.
Re : Bon je pousse le vice plus loin : Oui tout à fait, j’ai seulement répondu sur une autre envolée, je redis que si on travaille et qu’on réussisse sur un seul objectif, cela nous donne de la crédibilité et par la suite c’est l’accumulation des "constructions" qui feront bouger les choses, ou si tu veux les "on", et tout cela peut aller sur le court ou moyen terme, tout dépendra de notre capacité de travail et surtout de notre conscience à le faire, hors de toute démarche partisane, pour notre pays, aprés l’instauration de la démocratie, rien ne nous empêchera de défendre nos idées.
Re : Bien Dit Nour : définir ces "ON" et pas des inventaires... : Le travail basique , la transparence et pas 100000 objectifs, un bon objectif mobilisateur vaut 100 fois mieux que des discours lénifiants, car au bout, on voit le résultat, mon cher Kacem.
3 - Hercule
Le CD pourrait se transfomer en organisation, Il faudrait parler de la forme que ça prendrait, mais une fois que nous aurons un socle, une charte bien établie, pourquoi ne pas la transformer en organisation et passer à l’action dans le réel, les élections présidentielles pour être un contexte idéale pour nous
Re : Hummm... : Ça fait plaisir de voir un tel débat et un tel niveau. Personnellement, je ne peux pas beaucoup participer pour des raisons endogènes et exogènes ;-) mais je me demande sans vouloir provoquer où sont ceux qui se pointent dès qu’il y’a des chamailleries ou des rumeurs. Je pense qu’il faut travailler sur le long terme, sur des projets comme le C.D et à un moyen ou court terme sur les sujets chauds comme l’affaire des lycéens. C’est ce que nous tenterons de faire en usant et abusant du génie de gens comme Mitghareb, il nous réserve pas mal de surprises surprenantes et motivantes.
4 - Le Nouvel Observateur
Re : 1 ere REPONSE : Le concept né de la philosophie occidentale au cours du 19ème siècle. Marqué historiquement et culturellement et connaît une certaine popularité depuis vingtaine d’années. Selon une définition d’Olivier Roy, la société civile est formée par la libre association de citoyens et implique un passage au politique. Correspondrait à la fin de la médiation par des communautés organiques entre l’individu et l’ordre politique. Définition est assez large. La société civile n’est pas l’Etat : elle n’appartient ni à la sphère officielle, ni à la sphère gouvernementale.
La société civile n’est pas non plus le marché. Pas d’objectifs commerciaux. Mais, ces constats quelque peu simplistes ne suffisent pas à appréhender le concept. Que désigne-t-on réellement par société civile ? Le concept est polysémique et trouve écho à plusieurs échelles ? Comment alors trouver une définition commune pour envisager un avenir ? S’interroger sur ce qui fonde une société civile, sur les liens qu’entretiennent les éléments constitutifs de cette société dite civile. Dans l’entendement commun, la société civile serait la manifestation des individus de leur intérêt commun pour les affaires de la cité, cité au sens large. (Fruit de ma recherche sur le net)
Re : ta question ou celle de MARZOUKI autrement : Admettons que nous sommes d’accord sur la définition de la société civile. Est ce qu’on peut dire qu’elle est représentative de la SOCIETE tunisienne ? surtout que certaines associations donnent l’impression qu’elles sont des annexes de partis politiques dont on est d’accord qu’ils souffrent d’un problème de représentativité. Autrement. La question sur de « qu’est ce qui fera que les tunisiens descendent dans la rue ? » est la suivante à mon avis. Quelles sont les forces susceptibles de changer le rapport de force politique en Tunisie. On doit les limiter. (l’armée ? la police ? les partis politiques reconnus ? les partis politiques non reconnus ? les associations reconnues ? les associations non reconnues ? la société tout court(qui n’englobe pas les partis politiques et les associations), les américains ? les français ?)
Re : La charrue avant les boeufs : Oui, mais à mon avis, pourquoi ne pas dépasser le problème des « partis politiques » et ne prenons notre destin entre nos mains ? sinon on restera toute notre vie à dire que les partis politiques sont faibles ! et ça devient une excuse pour ne pas bouger ! (je m’adresse pas à toi).
Re : autrement : Oui mais cher ami, je te repose ma question : et si ils ne bougent pas ces hommes politiques que faire ? (si certains d’entre eux voulaient bouger, ils l’aurait fait depuis belle lurette) . je veux dire, est ce que nous pouvons délimiter les responsabilités entre l’homme politique et le citoyen, comme ça chacun fait ce qu’il doit faire ? E Tunisie, certains hommes politiques vous répondront « après tout, nous on a tout tenté et on était emprisonné et torturé ». est ce qu’on peut leur dire encore, non c’est votre faute ?
Re : autrement : Oui pour l’action qui suppose un point de DEPART. Je suis d’accord avec ceux qui disent que le Tunisien reste sous-informé et je pense que le point de départ sera dépasser les centaines d’engagés pour faire engager d’autres Tunisiens (sinon on restera les mêmes qui discutent et qui se connaissent) et toi qu’en penses-tu ?
Re : Qu’est-ce qui pourrait pousser les tunisiens à se révolter ? : On le dit tous LA FAIM, le fait de ne plus trouver quoi manger comme dans les émeutes de la faim en 1984. Cependant, l police de 1984 n’est pas celle de 2004. Ben Ali l’a perfectionné, ce qui revient à se poser la question : si les Tunisiens se révoltent aujourd’hui, est ce que la police réagira comme en 1984 ? est ce que les émeutes auront le même succès que celles de 1984 ? ce que je remarque : les tunisiens insatisfaits à l’intérieur partent à l’étranger, à ce rythme, il n y aura que les « satisfaits » à l’intérieur du pays !
Enfin, on peut supposer qu’en dépit de tous les efforts de communication, le tunisien à l’intérieur reste sous informé de ce qui se passe en Tunisie.( tout le monde vous dira, on savait qu’il y avait corruption et torture..mais on pensait pas que c’était à ce point ? ? ? ?) Ce qui nous renvoie à la question : est ce que vous pensez vraiment que les tunisiens à l’intérieur sont bien informés ou non ? je pose la question inversement : est ce que vous pensez que les tunisiens à l’étranger sont bien informés ou non ? sinon POURQUOI ? (après tout l’information est accessible à l’étranger)
Re : Bien sur que non ( à discuter) : Si le manque d’information du Tunisien à l’intérieur de la Tunisie s’explique par le fait de la censure et de la propagande du régime (sachant quand même, qu’il y a Internet et les chaînes via le satellite) pourquoi le Tunisien à l’étranger est sous informé ? est ce que c’est sa faute à lui ou la faute des partis ou des associations à l’étranger ? (après tout l’information est accessible à l’étranger !)
Re : Bien sur que non : L’information suppose des journalistes professionnelles NEUTRES (or la majorité des journalistes qui s’expriment sont politisés et prennent la défense de leurs partis politiques) aussi les moyens financiers. Est ce cela qui fait que le Tunisien n’a pas confiance dans la véracité des informations publiées ?
Re : Question pertinente : La question est : est ce que c’est au citoyen de chercher l’information ou au parti politique de la lui donner ? secondo, la communication suppose deux choses : des journalistes qui font de l’information et des moyens financiers. Or les partis politiques n’ont pas les moyens financiers donc comment faire ?
Re : oui mais cher ami ! : si les hommes politiques ne bougent pas, on fait quoi ? on reste leur otage et l’otage de la dictature ? àmon avis, il faut equilibrer et ne pas tout miser sur les hommes politiques car ils ne peuvent pas tout faire !
Re : à condition : Que on ne fait pas les mêmes erreurs des anciens, leurs expériences doit nous servir de leçons. S’ils veulent bouger dans le sens de nos revendications, on les aidera, s’ils ne veulent pas, on bougera nous, mais toujours leur laisser la porte ouverte. Non ?
Re : Je ne suis pas aussi sur ! ! ! : tu dis "Ils nous sumettent leurs idees (puisqu’ils n’ont pas d’autre publique que nous) et on leur donne nos commentaires". Mais nous ou eux, on n’est pas nombreux TIZ (même si nous et eux soyons d’accord sur TOUT un jour, crois tu qu’on sera une force ?
Re : Ça c’est une bonne idée : Ça c’est une bonne idée. Recenser les compétences et que chaque compétence fait ce qu’elle connaît. Un exemple : dans les partis politiques à l’étranger, tu trouves celui qui s’occupe de l’économie, l’autre des relations extérieures etc. chez nous, on est emporté par le « je sais tout, ce qui fait qu’on se concentre sur le politique et on étouffe ceux qui veulent parler d’autres sujets. Car notre problème en Tunisie n’est pas uniquement POLITIQUE . Ca te fera rire peut être, mais en prison, la première chose que font les prisonniers est recenser les compétences et se distribuer les taches (qui est coiffeur ? qui est cuisinier etc..) on dirait que nous sommes en prison :).
Re : oui mais : Un exemple : le CPR est à l’étranger mais je pense qu’il a un problème de moyens ? le seul parti plus au moins riche est Nahdha car les pays du Golf le subventionne et ses militants payent des cotisations. Quant à la CE, elle finance les associations qu’on connaît, or la question est de créer une autre alternative aux structures existantes au cas où elles échoueront. Et pour cette alternative le problème de moyens se pose. Le modérateur du site Tunisie 2003 a fait une annonce par exemple qu’il a besoin de financement. Et les exemples ne manquent pas.
Re : Une réponse : La citoyenneté pour tous. Voilà une réponse simple que personne ne pourrait contester.
Re : sensibiliser, sensibiliser, sensibiliser : Les médias à l’étranger ont leur logique et ils évoquent nos problèmes selon leurs intérêts et leur angle d’attaque. exemple. La grève de la faim de Radia Nasraoui a été médiatisée alors que celle de Makki et Ayyed ne l’était pas car ils sont des islamistes. Pourquoi ne pas penser à toucher les Tunisiens à l’étranger aussi ? Comment faire pour dépasser le cercle des tunisiens informés pour toucher les autres. ne voyez-vous pas qu’il faut inventer autre chose car internet parfois a fait preuve de LIMITES ! ! ! ! Exemple : les pétitions. Avec internet, les signatures arrivent très vite mais on est toujours bloqué dans les mêmes 200 qui signent d’habitude . est ce que tu me comprend ?
Re : oui mais comment faire pour trouver les mails : Car les mails sur le serveur .tn sont contrôlés et personne ne te répondra et peuvent valoir à leur propriétaire la prison selon le nouveau code (1998). Même chose pour l’étranger. Comment faire pour avoir les mails
Re : je ne suis pas d’accord : Ce que tu dis contient une part de vérité. Mais dis moi : comment faire pour collecter les mails des autres ? normalement, quand on envoie une pétition à signer on demande à chacun de passer l’info à son carnet d’adresses. s’il le fait, si on a envoyé au départ à 400 personnes, si chacun a 10 adresses, ça fera 4000 et ainsi de suite car c’est une suite géométrique (chacun des 4000 passera aussi à ses contacts). Normalement, dans les envois par la poste (courrier postal), le taux de retour est de 8%, si on applique ce taux sur le courrier électronique on se retrouve devant une contradiction. Pour toucher un public différend, il faut que la communication soit différente. Or on remarque par exemple que tous les sites diffusent la même info.
Si on veut élargir encore, tôt ou tard le problème de « moyens » s’imposera. même si je suis d’accord avec toi que ce qui compte c’est la qualité (l’exemple est RSF qui avec peu de militants font beaucoup de bruits dans les manifestations) .
Enfin quand je te dis moyens, je te relate ce que m’a dit un ami qui assiste aux manifestations pour la Tunisie à l’étranger qui m’a dit que parfois, ils doivent attendre la personne qui a les 3 drapeaux de la Tunisie et les quelques pancartes qui sont utilisées depuis des années. Tu imagines ?
Re : à mon avis : La citoyenneté, c’est le minimum : la liberté d’expression, d’association de pensée, pour tous et que le citoyen veille à faire respecter les lois justes. Un exemple. Si quelqu’un est torturé, le citoyen doit le défendre car la lois dit que la torture est interdite. Il ne le défend pas car il est X ou Y, il le défend car à travers lui, il défend LES LOIS.