5 - Mitghareb :
La société civile comme la majorité des gens la sous entend est composée des ONG, des associations...
TIZ on est dans une situation d’échec de la part du politique donc je rejoins l’idée qu’il faut qu’on bouge nous, car la politique tunisienne est un constat d’echec à nous de réagir car il ne faut pas attendre quelque chose de leur part comme (...) le dit Chebbi "lève ou réveille-toi et marche dans la vie, la vie n’attend pas ceux qui dorment"
Dans le même sens, si on essaye de recenser nos compétences pour voir la faisabilité des choses, c’est-à-dire est ce qu’il y a des juristes parmi nous qui peuvent nous aider, les informaticiens ils ne manquent pas, etc..
Ce que je veux changer c’est le contre pouvoir, puisque l’opposition ne joue pas son rôle alors a nous de trouver les moyens d’exercer ce contre pouvoir.
Sensibiliser, sensibiliser, sensibiliser : informer les gens, c’est pourquoi je pense qu’avoir une structure comme l’a dit Publius est une excellente idée, le contre pouvoir peut se faire en premier temps en contrant la propagande du régime.
Re : sensibiliser, sensibiliser, sensibiliser : On peut réactiver ma proposition des ballons et qu’on la fait pour les jeunes prisonniers de Zarzis, essayer d’écrire dans les journaux gratuit par exemple METRO, 20 mn, etc.
Ce que je veux : lorsque je rentre au pays je ne trouve pas un comité d’acceuil, lorsque je vais à une administration et que j’ai le droit à quelque chose je ne serais pas obligé de payer de bakchich, lorsqu’on mon enfant va à l’école il trouve toutes les conditions de reussite, lorsque mon enfant termine ses études trouvera du boulot, lorsqu’un membre de ma famille est malade il pourra être soigné enfin et pas finalement lorsque je voulais dire quelque chose je pourrai la dire haut et fort ...
Tu peux développer ton idée et pourquoi pas l’introduire dans le chantier démocratique de Mkarriz, d’ailleurs ce chantier pourra être une alternative à la société civile existante à discuter.
TIZ Voilà l’objectif : Contrecarrer la propagande du pouvoir, le déstabiliser de l’extérieure, essayer de couper ces liens extérieures et l’idéal le pourchasser du pouvoir voilà les objectifs.
Eh TIZ, je ne te comprend plus mon ami, je te dis sensibiliser tu dis non, semer de bonne graine tu dis oui, c’est quoi la difference. Au fait, tu ne me choques pas tu sais très combien que je t’estime.
6 - Mkarriz
Re : autrement : Je pense qu’on a besoin de mettre en place un plan d’action pour faire bouger les choses. Maintenant, nous assistons à un tiraillement de tous les côtés et rien ne va plus. Notre travail est surtout de montrer à l’opposition qu’on est intéressé par l’avenir de notre pays par l’action et la volonté et surtout leur rappeler de sortir de leur tour d’ivoire.
Re : autrement : L’un des intervenants sur le CD a proposé de faire un " axe de pénétration qui serait de se rattacher tout ce qui constitue la société civile en tunisie même..." Ça serait intéressant si on réussisse à informer les Tunisiens : ça prend une strtégie, une solide quoi. Sur ce point, les parties pourraient aider à le faire.
Re : Bien sur que non : Il ne faut pas se tromper non pus pcq même à l’étranger on peux croiser des gens, tellement naïfs qu’il pensent encore que zaba fait beaucoup de bien à la Tunisie. Le Tunisien essaye-t-il de vérifier ces informations, de les décortiquer et de comprendre les messages de celles-ci ? ça m’étonnerait.
Re : Question pertinente : Cela est vrai mais il ne faut pas oublier que ceux qui ont les moyens de financer certains journaux, sont dans l’impossibilité de le faire à l’intérieur de la Tunisie. Les médias sont trop contrôlés et tout passe au peigne fin.
À l’extérieur il faudrait peut être faire un fond commun qui pourrait financer plusieurs journaux ou autres- à part égale- ce-ci n’étant pas facile pourrait fonctionner avec des petites ou grosses contributions. Une idée à discuter
Re : Pourquoi pas ? : C’est ce que le CD attend toujours des interventions et c’est l’occasion ou jamais de le rappeler, nous pouvons aller très loin. Sans être très enthousiaste, je pense qu’il faut partir qq part, pourvu que ça dure.
Si tout le monde intrevient, on pourrait établir une structure plus concrête, il faut évidemment dépasser le Chantier, à un moment donné il faut au moins mettre une base solide et construire quelque chose.
Re : sensibiliser, sensibiliser, sensibiliser : Il faut créer le contre poids, c’est la première chose à faire, Je pense que pour qu’on se fasse entendre, il nous faut comme je l’ai dit plus haut toucher et informer, au début, les Tunisiens à l’étranger. Comment ? Exemple :
contacter les médias à l’étranger pour attirer leur attention, etc.
faire la promotion des sites de l’opposition, etc. Ça pourrait fonctionner !
Re : je ne suis pas d’accord : personnellement je suis pour la création d’une méga liste des tunisiens à l’extérieur et à l’intérieur du pays et puis envoyer des e-mail pour dénoncer ça pourrait fonctionner. Et puis pensez-vous que le gouvernement soit capable de mettre tout le monde en prison ? ça serait encore plus la cata. plusqu’elle ne l’est maintenant.
Je pense qu’il faudra : faire appel à tous les tunisiens pour donner les e-mails de leurs connaissances, après les avoir demandé, je sais que personne n’acceptera mais il fautinsister, car l’idée commence à se construire se fait connaitre par elle-même et puis il y aura des fruits. Bien sûr cela est une façon d’autant plus qu’il est possible d’en trouver sur le net. À suivre
Re : Tu peux développer ton idée et : C’est exactement l’intention du CD, puisque nous que l’opposition n’est pas cappable d’aller vers le citoyen, comme le dit TIZ, il serait vraiment c.on de notre part de les attendre. Il faut qu’on prenne notre destin en main, tout en sachant que leurs présence est nécessaire pour donner une forme à notre Action.
Je suis là TIZ : Ce que je veux : 1- participer à la construction et l’instauration de la démocratie en Tunisie. 2- dénoncer la dictature en Tunisie 3- participer à une action qui assemble l’opposition, même nulle soit-elle. 4- informer le plus grand nombre possible des Tunisiens à l’étranger puis à l’intérieur du pays. Ceci étant en première étape, et pourrait être plus précis.
Personellement, je commencerai par l’instauration de la démocratie, ceci dit que, par exemple, dans le CD, d’est la participation qui prime, cela étant une forme de démocratie participative pourrait donner un bon exemple aux Tunisiens et surtout à l’opposition, celle-ci doit réfléchir en voyant cela. Donc les objectifs s’entremêlent et l’un n’exclut pas l’autre. Cette forme d’emboitement doit avant tout prendre une structure claire, ce qui n’est pas vraiment le cas pour le moment.
Euhhhh, je pense qu’on ne peut pas parler d’un objectif sans évoquer l’autre, il y a des points qui se rejoignent, non ?
7 - Publius
Chaos : Le chaos au sens mathématique. Laisse-moi rappeler à ceux qui n’en ont pas entendu parler de quoi il s’agit, juste au niveau des principes. Il s’agit d’assurer de bonnes conditions de départ, car on ne peut rien prédire. Plus les conditions de départ sont stables et moins le futur sera hasardeux. Une des conditions de départ est la bonne information. Des dossiers solides. Des analyses pertinentes de la vrai politique économique de la Tunisie. De qu’en est-il de la qualité de la formation des jeunes, etc., etc. L’information et l’analyse doivent être solides pour qu’ils soient crédibles. Bien sûr il faudra financer tout cela. Une question à résoudre une fois pour toute.
Qu’est-ce qui pourrait pousser les tunisiens à se révolter ? : Je crois comprendre que la seule issue que Dr Marzouki entrevoit est une manifestation populaire. J’ai bien peur qu’il ait raison. Il est vrai, en effet, que tout a été essayé sans succès.
Les actions populaires ne se programment pas cependant. Qu’est-ce qui pourrait pousser les tunisiens à se révolter ? Je n’en sais rien à vrai dire. Il y a bien sûr toutes les raisons que l’on peut déduire de l’Histoire des peuples, mais il ne s’agira que d’hypothèses théoriques. J’aimerais avoir l’avis de tous quant à ces raisons potentielles, mais réelles.
Crédibilité et miroir : (...) Une structure crédible et un miroir de ce qu’ils ressentent seraient un bon point de départ. Ce n’est pas une simple phrase vite faite. J’y réfléchis depuis longtemps.
Question pertinente (Informer) : Je pense, en effet, que les tunisiens ne sont pas bien informés. Je l’ai constaté lors de mes séjours, très brefs certes, en Tunisie et quand je discute avec l’un ou l’autre en Europe. Comment bien informer, là est le problème ?
Je pense personnellement que les médias restent le meilleur outil. Les médias algériens, égyptiens, ... ainsi que le Net peuvent être un outil efficace. Internet aussi, si et seulement si c’est fait d’une façon professionnelle.
Les ressources sont là : Les ressources financières existent. Les tunisiens et les arabes à l’étranger sont prêts à financer les bonnes causes, crois-moi. L’UE a un budget pour aider ces structures (la Tunisie a refusé que ces montants soient octroyés directement aux ONG). C’est contournable en créant des associations miroirs en Europe.
Pourquoi pas ? : Il faudra certainement bien affiner les concepts du CD, mais c’est jouable. Je dois relire attentivement la charte et faire mes remarques. J’ai besoin d’être sûr que ça reste ouvert à des idées nouvelles.
Illustration : toute structure doit d’abord travailler sa crédibilité auprès des tunisiens et de la communauté européenne (support financier et politique important). Une des manières est d’avoir un objectif compatible avec leurs valeurs. Je vois par exemple, une activité dont l’objectif est simplement d’appliquer la loi comme elle est, même si elle est injuste. Rien que ça peut limiter pas mal de dégâts dans la répression du régime et cela a du sens auprès des démocrates du monde. Ce genre d’actions doit être possible, sans que la charte l’ait prévu en des termes bien précis.
Semer les bonnes graines TIZ : Que l’on commence par semer les bonne graines, TIZ. Il s’agit d’avoir un avenir meilleur, car plus humain qu’aujourd’hui. Il s’agit de pouvoir vivre simplement dans son pays avec tout le potentiel que Dieu ou la Nature nous a donné. Il s’agit de pouvoir agir pour donner un sens à sa vie. Tout cela est interdit aujourd’hui. Tout cela fait de nous des terroristes potentiels si on ose essayer de devenir soi-même. Dénoncer l’injustice, la corruption, l’abus, la médiocrité est devenu un acte terroriste en Tunisie. Vouloir créer un monde d’expression libre est condamné par la nouvelle loi sur le terrorisme.
Eh oui ! : Respecter la loi serait déjà un grand pas en avant ! Ceci n’est pas en contradiction avec le fait de lutter contre toute loi inique
D’où la théorie du chaos : En effet, la question est simple. La réponse peut l’être si on fait l’effort nécessaire d’appliquer quelques principes de rationalité.
En bref :
On aime lire des livres, car ils expriment souvent ce que l’on ressent sans pouvoir le formuler. Moralité : Rendre à la culture son droit d’existence. Internet le permet, en partie. C’est une bonne condition de départ.
La bonne information, basée sur des sources solides et développé d’une façon scrupuleuse selon les exigences des valeurs défendues (Etat de droit, libre expression, ...)
S’associer avec les forces vives du pays et à l’étranger. La communauté tunisienne a un pouvoir économique et politique à l’étranger. Etc. En résumé, un pas à la fois dans la bonne direction.
Certes, certes : Je n’ai pas prétendu que le chaos était un système trivial. Complètement d’accord avec ce que tu as écrit. Justement l’action, supposant l’intervention humaine, conduit nécessairement à des situations chaotiques (pas désordonnées évidemment). J’ai cité la théorie du chaos à cause de la complexité de la situation tunisienne et à cause des conditions de départ qu’il faut essayer de rendre le plus stable possible. Mon père m’a toujours dit, pendant mes études, que je dois remplir mon contrat avec moi-même. si j’étudie d’une façon régulière et bien programmée. Si j’essaies d’aller plus loin que les notes de cours, alors il sera content de mes résultats quelque soit l’issue. La raison est que dans ces conditions la stabilité des conditions de départ assurent une grande probabilité d’aboutissement. Il n’a pas eu tort.
Au sujet de la société civile : Comme elle est organisée aujourd’hui, elle n’est pas efficace. Elle n’a pas les moyens de ses objectifs. Un des moyens est le fric, quelque chose que beaucoup de tunisiens n’ont toujours pas assimilé. Le fric en tant que moyen, mais aussi en tant que manifestement de solidarité vis-à-vis des mouvements démocratiques. Je ne croirai à tout ce que l’on veut que quand on saura gérer des structures solides grâce à l’énergie, la compétence et le sens pratique des membres actifs et grâce à la solidarité des tunisiens, via le support financier, en particulier.
Re : comment faire pour la rendre plus efficace : Une des idées que j’avais avancée était de mettre en route une structure miroir, mais officielle, en Europe à toute structure pertinente en Tunisie, mais pas nécessairement reconnue.
Développement incomplet : J’avais posté ce message dans le temps. Tant que les conditions nécessaires ne sont pas remplies, cet espace restera ce qu’il est, c-à-d indéterminé, c-à-d qu’il peut aussi disparaître sans crier Gare ! Ceux qui sont suivi les différents forums tunisiens diront que c’est une vérité de La Palice. Ils n’auront pas tort.
Une structure juridique établie à l’étranger est nécessaire. Elle peut regrouper toutes les associations non reconnues (celles qui le souhaitent) ou se limiter à un objet avec la possibilité d’une extension future.
La structure juridique étant installée, il faut gérer le côté financier. Compter uniquement sur la gratuité des services est un leurre. Sans structure juridique, il ne faut pas espérer sur les aides financières des institutions de la Communauté Européenne, par exemple.
Exploiter intelligemment la technologie. Voici un exemple de solution intéressante, aussi bien sur le plan technique que sur le plan contenu : kuro5hin Il y en a plein de ce genre. Là n’est pas le problème.
C’est seulement quand ces conditions nécessaires sont assurées qu’il faudra mettre une nouvelle machine du combat pour les libertés en route avec tactiques et stratégies de notre temps.
Ceci est loin d’être facile à réaliser, c’est un fait. Mais pour commencer, peut-être que de simples weblogs suffiront pour démarrer. Chacun a la responsabilité de son weblog. Le site TUNeZINE sera, entre autres, une plateforme centrale pour en faire l’écho et pour les mettre en valeur, un peu à la manière du site reveiltunisien. Mais le site TUNeZINE sera aussi un moteur pour entretenir les motivations des weblogers. Son efficacité serait accrue s’il est lui-même un outil d’une association officielle reconnue en Tunisie ou à l’étranger. On peut ajouter éventuellement à cela un espace forum du style phpBB
Les weblogs peuvent se faire, moyennant paiement, sur TYPAD ou sur un serveur central faisant tourner une solution Open Source quelconque. D’autres choix sont possibles évidemment. Ce que l’équipe de TUNeZINE a fait jusqu’à maintenant est immense. Il est difficile de leur demander de maintenir tant d’efforts et d’énergie éternellement.
Tu es super ! : (...) Des fondations solides tu as dit. Vrai. Il faut joindre cela à ce que TIZ demande : Quid des objectifs précis. On dirait qu’une petite construction est en cours, non ?
TIZ nous pousse au-delà de nos limites : Mitghareb, TIZ est cohérent de A à Z. Il nous pousse aux confins de nos limites pour mieux renaître avec de nouvelles idées ou les mêmes, mais formulées autrement, c-à-d plus convaincantes, par exemple, plus parlantes ou je ne sais quoi. Vous suivez le même chemin, en réalité. (...)
Ceci dit, je profite de l’occasion pour te féliciter. Tu continues à réussir un chemin tracé avec difficulté par TIZ, justement, Sophie, OK (tiens, au fait où est-il ?) et bien d’autres, le chemin du dialogue constructif et bousculant nos habitudes embourgeoisées de pensée (TIZ continue à le faire très discrètement ;-) )
Je te réponds vicieux : En fait, c’est une petite synthèse brève de beaucoup d’interventions, dont les tiennes. Supposons que, comme l’affirme Dr Marzouki, que le peuple doit se "révolter". Il s’agit alors de sensibiliser nos concitoyens aux vrais situations du pays, situations qui déterminent leur avenir. Il s’agit d’exprimer ce que nous tous nous ressentons, mais que nous ne pouvons pas toujours exprimer en des termes "intelligibles". Il s’agit de créer la motivation nécessaire pour envahir la rue et crier non à ce qui se fait et exiger la libération du pays immédiatement et sans conditions.
Ce n’est pas absurde : Kacem, ce que tu dis a du sens. La liberté et la dignité seraient les bornes ouvertes et "mouvantes" d’un intervalle d’actions en vue d’une société de droit et de libertés.