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Un des ateliers du congrès était une rencontre avec des journalistes de pays "difficiles" ... A la tribune, se sont succédés notre Zouhair Yahyaoui national (qualifié malgré lui de journaliste, lui qui se décrirait plutôt "dealer d’articles mal écrits"), Moussa Kaka, journaliste nigérien, ainsi que deux journalistes haïtiens, Noémie Simon et Hugo Merveille.
Le débat était mené par Daniel Desthomas, membre du club de la Presse du Périgord.
Zouhair s’est exprimé avec sa réserve habituelle à l’oral sur le traitement qui lui avait été réservé dans les locaux du ministère de l’intérieur, sa condamnation à la prison, les difficultés ou plutôt le silence de la presse tunisienne.
Moussa s’exprima longuement sur son vécu de journaliste radio au Niger. Ce dernier possède une radio en plus d’être correspondant de Radio France Internationale, dans ce petit pays dont la population écoute bien plus qu’elle ne lit. Moussa a fait encore récemment un séjour en prison, après avoir franchi "la ligne rouge" en l’occurence après avoir interviewé un dissident touareg.
Malgré tout, la presse nigérienne privée refuse de laisser faire et se bat.
J’invite le lecteur à consulter les informations relatives à la liberté de la presse au Niger sur le site de Reporters Sans Frontières Noémie et Hugo, de leur côté, ont fortement déploré l’impunité totale dont bénéficient les agresseurs ou assassins des journalistes, quelque soit leur appartenance "politique", soutiens d’Aristide avant son départ, ou encore de groupes armés. La situation encore très chaotique rend périlleux l’exercice du métier de journaliste, lequel est contraint à l’auto-censure vis à vis de plusieurs sujets "tabous."
 Le lecteur trouvera des informations relatives à la liberté de la presse en Haïti sur le site de Reporters Sans Frontières Juste avant que Noémie et Hugo ne commencent leur intervention, j’ai eu la possibilité de m’exprimer et de décrire plus amplement ce qu’on risque en Tunisie, à s’exprimer... J’ai pu ainsi évoquer avec plus de détails la situation des prisonniers d’opinion tunisiens, le recours fréquent et presque systématique à la torture, et en particulier le cas des internautes de Zarzis. Ces "internautes de Zarzis" dont la condamnation à 13 ans de prison vient d’être confirmée et dont le désespoir a mené l’un deux (Omar Chlendi) à faire une tentative de suicide. |