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Mouvement du 18 octobre - Bulletin n° 22
"La Faim et non la Soumission"

Le Président de la LTDH sauvagement agressé ; Les suisses chez les grévistes ; Demain 4e conférence de presse

Au 22e jour du Mouvement du 18 octobre, une manifestation pacifique de solidarité avec les grévistes est avortée par des agents et des officiers de police en civil qui ont violemment agressé des manifestatnt, parmi eux Maître Trifi, Président de la LTDH. Un huissier de justice, aux ordres du régime, donne 24 heures à Maître Ayachi Hammami, pour vider les lieux. Demain, 11h30, quatrième conférence de presse des grévistes. Contrairement aux Démocraties, le Roi et la Reine du Népal, le Parti Communiste chinois et le Ministre des Affaires étrangères assurent une représentation de haut niveau de leurs pays au SMSI de Ben Ali.

La police charge les manifestants et cible le Président de la Ligue :

A l’appel du Comité national de soutien, une centaine de défenseurs, de syndiccalistes et de militants politiques et associatifs se sont donnés rendez vous devant la Maison de la Cultrue Ibn Khaldoun, en plein centre de Tunis. Un grand nombre d’agents de la police en civil se sont pris aux manifestants, en les poussant vers la rue Farhat Hachad adjacente.

Les manifestants, parmi eux l’ancien vice président de la FIDH Khémaïs Chammari et la juriste Sana Ben Achour, ont répondu par "Birrouh Biddam Nifdik Ya Horriya" (Par notre âme, par notre sang, nous te défondrons ô Liberté). La caméra et le sac à main d’une journaliste française, porésente sur les lieux, ont été arrachés par des agents hystériques, qui ont déversé leur langage ordurieux.

Poussées de force jusqu’à la Rue de Carthage, les manifestatnts ont été rejoints par d’autres militants. Un vraie affrontement a eu lieu entre plus de 300 militantes et militants et des agents en vcivil et en uniforme. Des hauts gradés ont donné des ordres assez ciblés.

Au niveau de l’Office national de l’Artisanat, Maître Mokhtar Trifi a été violemment agressé par une meute de policiers qui se sont déchênés sur lui après l’avoir trainer par terre, alors qu’il était accompagné de sa femme et de sa femme. Il a eu des hématomes au niveau des yeux. Maître Mohamed Jmour, membre du Conseil national de l’Ordre des Avocats (Barreau), présent à coté, a été pris à part la polcie lorsqu’il tentait de défendre son confrère. Les hauts gradés de la police ont reçu l’ordre d’en haut de ne pas permettre à la manifestation spontanée de rejoindre l’Avenue Habib Bourguiba, artère principlae et symbole d’une autre République. Et contrairement à ce que nous avons annoncé en début de soiréer, ce n’est pas le sociologue Mehdi Mabrouk, mais ce sont Mohamed Goumani et Mongi Ellouze, membres du Bureau politique du PDP qui ont été agressés.

Trois militants de l’UGET- réellement légitime (pas celui de Zaatour) ont été agressés, puis brièvement arrêtés. Il s’agit de Mounir Fallah, Chawki Laarif et Salah Belhouichet.

Les manifestatnts ont pu accèder par petits groupe au siège au PDP, en scandant à l’unanimité le slogan de l’éveil démocratique : "Birrouh Biddamm Nifdik Ya Horriya", ainsi que la devise du Mouvement du 18 octobre "Al Jouô Wa La Al Khoudhouô" (La Faim et non la Soumission). Une Assemblée générale a eu lieu sous la présidence de la juriste Sana Ben Achour.

Après la fin de l’Assemblée, plus de 150 personnes ont rejoint les grévistes au 23, rue Mokhtar Atia.

Quatrième conférence de presse des greévistes :

Demain, mercredi 9 novembre, à 11h30, les grévistes tiendront leur quatirème conférence de presse depuis el début du Mouvement du 18 octobre. Ils exposeront les derniers développements à une semaine jour pour jour de l’ouverture du SMSI à Palexpo du Kram. Le Comité médical expoesra ses constats sur l’état de santé et le Comité de suivi annoncera les initiatives qu’il compte prendre dans les jours à venir.

Visite de l’huissier de justice Abderrahmane Bouzayyane :

Habitué des procédés judiciaires à l’encontre des opposants, le grand propriétaire foncier et accessoirement Huisssier de justice s’est présenté ce matin, vers 11h00 heure de Tunis, pour signifier à Maître Ayachi Hammami un procès de notification de quitter les lieux dans 24 heures, adressé, dit-il par la pripriétaire des lieux, Madame Farida Fakhfakh. "La propriétaire vous rappelle que le bail de location précise des bureaux d’avocat. Elle observe que l’usage de son bien a changé ses derniers jours, pour acceuillir une grève de la faim, des sit-in, des affiches et des tracts" ajoute "l’Huissier" avantr de "demander la cessassion immédiate de toute activité non conforme à la nature du bail, sous 24 heures".

Après concerrtation, les grévistes, dont quatre avocats et un magistrat, ont conclut que le juge des référés de ne peut pas statuer en urgence sur une demande d’expulsion, vu que le motif invoqué ne tombe pas dans les cas prévus par la loi pour une explusion en référé.

La loi, si elle est normalement appliquée exige que "Monsieur l’Huissier" se présente de nouveau pour un "procès de constat" de l’objet des allgations de son client.. Faute de quoi, l’affaire ne peut être citée devant les tribunaux. En temps normal et suivant une procédure normale, ces derniers se pronoincent souvent dans un délai allant d’un à deux ans.

Mais, il ne fait aucun doute que la carte de "Monsieur l’Huissier Bouzayyane" est un nouveau "stratagème, puisqu’ils aiment ce mot à la Comm du Palais.

Monsieur l’Huissier Bouzayyane a défrayé la chronique, comme propriétaire foncier cette fois-ci, il y a quelques mois en demandant au PDP de quitter les lieux, parce que Monsieur l’Huissier, nouveau propriétaire des lieux a remarqué que le bail de location stipule "un local pour un journal" et non pour un parti politique et des réunions.

Bien que lucides et sûrs de leur point de vu jhuridique, les grévistes et leur comité de soutien envisagent le pire et craignent un nouvel habillage judiciare d’une décision politique de les déloger et de casser la grève par la force.

Le régime tunisien est passé maître dans la fabrication des procès et l’habillage judiciaire de la répression politique. L’un des grévistes, Maître Raouf Ayadi avait pointé dans une tribune co-signé avec les journalistes dissidentes Om Ziad et Sihem Ben Sedrine que "le régime du 7 novembre a mis en place une Dictature qui gouvrene par la loi, une loi taillée sur mesure."

Le Premier Secrétaire de l’Ambassade de Suisse se rend chez les grévistes :

Les grévistes ont reçu tôt ce matin, vers 09h30, heure de Tunis, la visite d’une délégation de diplomates suisses, conduite par Le Premier Secrétaire de l’Ambassade de la Confédération helvétique à Tunis. Le diplomate a tenu à rassurer les grévistes, dans un langage diplomatique mais pas hypocrite, de tout l’intérêt que porte son gouvernement à la grève et à la situation des droits d el’homme dans le pays. Il a rappelé les propos de son Ministre en charge des télécommunications qui a dit "comprendre le souci des grévistes", tout en insistant sur la tradition suisse de refuser la politique de la chaîse vide et d’aller "dans les sommets tenus dans des pays qui ne respectent pas les droits de l’homme pour en parler".

La Suisse participera avec une délégation de haut niveau, qui sera conduite par Samuel Schmid, président de la Confédération, secondé par Moritz Leuenberger, ministre en charge de stélécommunications. La Suisse assume la co-présidence du Sommet, étant un pays co-organisateur, hôte de la première phase (Genève, décembre 2003).

La Presse internationale suit de près la grève de la faim :

Outre les dépêches des agences de presse accréditées à Tunis, les grands journaux qui comptent dans les pays démocratiques se sont intéressés à la grève et au Mouvement du 18 octobre, contrairement aux médias tunisiens qui sont restés mués, hormi les transcriptions des attaques indignes, directes ou indirectes, de l’acteul chef de l’Etat ou de ses subordonnées, dans l’Administration du parti et de l’Etat.

La Grande époque (Canada) titre : "Tunisie sans liberté d’expression accueillera le Sommet mondial de l’information". Le journaliste Noé Chartier comence son réquisitoire par : "La Tunisie, un des pays les plus répressifs en matière de liberté d’_expression et de liberté de la presse, sera l’hôte du SMSI qui se déroulera à Tunis du 16 au 18 novembre. Les organisations de défense des droits humains et libertés civiles crient à l’aberration pour cet événement signé Nations Unies." Il consacre trois moments pour comprendre cette aberration (Geôles et muselières ; Campagnes ; Terrorisme, répression et appuis), avant d’esquisser des Pistes de solution.

Coté suisse, reprénant La Liberté (Fribourg, Suisse), l’AGEFI, quotidien dédié aux "Finances, Technologie et Politique" a publié le dossier fort intéressant : "Sommet mondial de l’information : la Tunisie rate une chance unique". La rédaction fribourgeoise pointe : "En réprimant de plus belle sa société civile, le pays loupe l’opportunité de se démocratiser que lui offre l’organisation du SMIS du 16 au 18 novembre."

De prime à bord, le journaliste Roger de Diesbach résume les décptions de ceux qui ont misé sur la capacité des Démocrates tunsiiens et de leurs amis de par le monde à utiliser le sSommet comme levier pour faire avancer les choses en matière des libertés individuelles et publiques : annonce :"Alors que la Suisse s’apprête à envoyer une forte délégation à la deuxième phase du Sommet mondial de la société de l’information (SMIS) de Tunis, du 16 au 18 novembre, de nombreuses voix s’élèvent pour prier le gouvernement du président Bel Ali de ne pas profiter de cette grande messe à la liberté d’expression pour réprimer cette même liberté dans son pays."

La Liberté, reprise par l’AGEFI expose le point de vu de la diplomatie suisses et de la société civile suisse et mondiale : "Pour Reporters sans Frontières qui dénonce la formidable machine de propagande du gouvernement tunisien, « permettre à un pays qui censure les sites d’information et qui emprisonne les gens parce qu’ils ont utilisé internet d’organiser un sommet mondial sur cette question dépasse tout entendement »." ajoute Roger de Diesbach.

RSF interpelle le gouvrenement tunisien :

Rendant compte de la visite de l’un de ses membres au chevet des grévistes, l’organisation mondiale de défence de la liberté d’expression appelle Tunis à "impérativement cesser de tourner le dos aux grévistes de la faim". RSF en appelle aussi aux chancelleries des pays démocratiques à exprimer leur solidarité avec les grévistes et leurs revendications pour la Liberté.

Les mères des disparus : "Notre coeur et nos pensées sont avec eux" :

Dans un message émouvant, le Réseau Mondial des Mères, Epouses, Soeurs, Filles, Proches de Personnes Enlevées et Disparus a tenu à exprimer sa solidarité avec les grévistes de la faim du 18 octobre en Tunisie : "Notre coeur et nos pensées sont avec eux" ont annoncé une vingtaine de représentantes d’associations venues des quatre coins de la planète : Algérie, Palestine, Afgahnistan, Argentine, Turquie, Liban, Mexique, Sénégal, Belgique, Tchétchénie, dont les célèbres "mères de la place de Mai" en Argentine.

Le Roi et la Reine de Napal, le Parti Communiste chinois et Sylvain Shalom premiers arrivés :

Le Palais royal du Népal a annoncé que sa Majesté le Roi Gyanendra Bir Bikram Shah Dev et sa Majesté la Reine Komal Rajya Laxmi Devi Shah auitteront le pays dans un pariple de trois semaines qui oit les conduire au Sommet de Daka, puis à celui de Tunis avant d’entamer une tournée en Afrique. C’est le premier chef d’Etat après le co-président suisse du Sommet qui annonce ainsi sa venue officielle à Tunis.

D’un autre coté, l’agence Chine nouvelle a informé le public qu’une délégation concsistante du Parti Communiste Chinois (PCC) est déjà à Tunis pour le Symposium international du RCD, qui précède le SMSI.

De son coté, le Ministère israélien des Affaires étrangères annoncé officiellement hier, par la voix de son porte parole Mark Regev la participation d’une forte délégation isrélienne de haut rang, coduite par son Ministre Sylvain Shalom. Le porte-parole n’a pas manqué de souligner que cette visite rentre dans le cadre des bonnes relations bilatrales entre les gouvernements des généraux Sharon et Ben Ali.

Ainsi, ce dernier utilise l’arme de la normalisation avec l’Etat hébreux contre la Démocratie, pour échapper aux demandes pressantes de Liberté, exprimé par la population et répétées par les pays partenaires de la Tunisie.

Nota Bene : Nous nous excusons pour les coquilles qui ont pu se glisser dans le texte.

Pour contacter le Comité de soutien :

-  L’universitaire Sana Ben Achour, Coordinatrice : +216 98 510 779

-  Khadija Chérif, Responsable des Relations extérieures : +216 98 654 018

-  Habib Masrit, Responsable des Relations extérieures : +216 21 687 533

-  Abderrahmane Hedhili, Responsable de la Cooordination régionale : +216 97 456 541

Pour contacter les membres de la Commission Information-Médias :

-  Rachid Khéchana :+216 98 327 235.

-  Souhayr Belhassen : +216 98 318 311.

-  Larbi Chouikha : +216 22 472 803.

-  Maître Radhia Nasraoui : +216 98 339 960.

-  Mahmoud Dhaouadi : +216 98 245 387.

-  Houaïda K. Anouar : +216 98 945 881.

-  Fathi Jerbi : +216 98 365 295.

Pour joindre les grévistes :

Siège de la grève et du sit-in : 23, rue Mokhtar Atia, 1001 Tunis
Téléphone : + 216 71 241 722

Les téléphones cellulaires individuels :
-  Maître Ahmed Néjib Chebbi (PDP) : +216 22 25 45 45

-  Hamma Hammami (PCOT) : +216 22 79 57 79

-  Maître Abderraouf Ayadi (CPR) : +216 98 31 71 92

-  Le juge Mokhtar Yahyaoui (CIJ-T) : +216 98 66 74 63

-  Maître Mohamed Nouri (AISPP) : +216 22 821 225

-  Maître Ayachi Hammami (Comité de défense de Me Abbou + Section de Tunis de la LTDH) : +216 21 39 03 50

-  Lotfi Hajji (SJT) : +216 98 35 22 62

-  Maître Dillou (AISPP) : +216 98 64 78 90

Paris, le 8 novembre 2005

Pour le Comité de soutien à la grève de la faim du 18 octobre à l’étranger

Néjib Baccouchi, Tahar Labidi, Abdel Wahab Hani


Comité de soutien de la grève de la faim du 18 octobre 2005
CSGF Paris - Comité de suivi
c/o CRLDHT
21ter rue Voltaire
F-75011 Paris
Tel / Fax : +33 (0) 1 43 72 97 34
libertes-g.faim@wanadoo


8-11-2005

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