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Le syndicaliste José Bové se prononce pour un "non" à la Constitution européenne, un texte selon lui "illisible" et "dangereux pour la démocratie". "Pour moi, c’est ’non’", écrit l’ancien porte-parole de la Confédération paysanne, qui dénonce "un document à la fois illisible et incompréhensible pour les électeurs", dans une Tribune publiée dans Le Monde daté de dimanche. "Est-il sérieux d’élaborer une Constitution de quelque 500 articles, mêlant valeurs de société, organisation des pouvoirs et politiques sectorielles ?", s’interroge-t-il. "Est-il responsable de proposer à ratification un tel projet, complexe et confus, quand on sait que le scepticisme européen ou le repli nationaliste sont les principales menaces qui pèsent sur notre avenir démocratique ?", ajoute-t-il. De l’avis de José Bové, le projet aurait pour conséquence, s’il était adopté, de "priver les citoyens d’exercer leur droit légitime à choisir un modèle économique, social et écologique". Une fois la Constitution adoptée, les électeurs n’auront selon lui le choix qu’entre "le tout marché... et le tout marché", ce qui rend ce texte "fondamentalement dangereux pour la démocratie". José Bové se déclare également insatisfait en tant que syndicaliste, dans la mesure où la Charte des droits fondamentaux, "présentée comme le symbole des avancées positives du texte, ignore l’essentiel des droits sociaux et syndicaux".
Reuters - Paris 27 - 11 - 2004 |