Le combat d’Anis ben Fraj pour conquérir son droit à l’enseignement n’est pas sur le point d’avoir l’épilogue qu’il semble bien se dessiner au bout de 52 jours de grève de la faim et qui ont conduit les autorités de tutelle a lui signifier qu’il peut s’adresser à la faculté des lettres de la Manouba pour accomplir les formalités d’inscription alors que l’année universitaire touche à sa fin. Arrivé sur les lieu Anis ben Fraj se voit signifier par l’administration de signer sa reddition avant de lui permettre de conquérir ce droit élémentaire qu’il a chèrement payé.
C’est un engagement de ne plus prendre part à tout acte syndical ou de revendication à l’intérieure de la faculté sous peine de révoqué son inscription qu’il lui est demandé de signer au préalable de son inscription.
L’acharnement dans la persécution contre ce jeune étudient n’a plus de limite au mépris de toute morale et de toute légalité. Lui demander de renoncer à un droit fondamental reconnu par la constitution en l’espèce le droit syndical, chercher à le discrédité en l’obligeant à s’éloigné de son association l’UGET nous donne un aperçu de la mentalité de ceux qui prennent en otage notre pays et de leur mépris des lois et des institutions.
Anis ben Fraj est maintenant est décidé de rester sur les lieux jusqu’à la satisfaction complète et inconditionnelle de sa revendication par son rétablissement dans son droit à l’enseignement fort d’une trentaine d’étudiants solidaires qui s’avent qu’a travers lui il ne font que défendre leur propre droit contre l’arbitraire et la discrimination.
Yahyaoui Mokhtar
Tunis le 13 mai 2004